Rechercher Titre/Auteur :



ACCUEIL




NOUVEAUTÉS




À PARAÎTRE




TITRES GRAND FORMAT




SW POCHE




AUTEURS




ACTUALITÉS




REVUES DE PRESSE  




RENCONTRES




RIGHTS/ÉTRANGER,
POCHE, CLUB




LETTRE
D'INFORMATION




CONTACT



Revue de presse Climats de France
Marie Richeux

 

Presse écrite

« Comment les lieux façonnent-ils une existence ? Climats de France, roman éclairé et limpide, raconte les racines d'une Histoire toujours en mouvement.
Ouf. Pas de style faussement parlé, pas d'emploi intempestif du "je", pas d'histoire de bitume déglingué, pas de nombril écorché à soigner d'urgence. Climats de France, de Marie Richeux, animatrice sur France Culture, est un roman qui écoute les mémoires. Les mémoires des corps et des lieux. En une soixantaine de chapitres, qui brassent des personnages en des espaces et des lieux différents, la romancière dessine la façon dont les sentiments viennent s'agréger aux souvenirs et comment chacun avance son chemin avec ses images plein les poches.
Marie, qu'on peut imaginer double de l'écrivain, mais pas forcément, la trentaine, découvre à Alger la résidence Climat de France, semblable à celle où elle a grandi à Meudon-la-Forêt, dans la banlieue parisienne. D'un côté de la Méditerranée à l'autre, d'une époque à l'autre, Marie Richeux tisse lentement les liens de cette mémoire collective qui s'effiloche. Elle écrit dans un style limpide et au présent, ce qui inscrit chaque moment, chaque ville, chaque personnage, dans un imaginaire commun.
Le lecteur attentif aura sans doute remarqué le singulier du nom du bâtiment, Climat de France, héros muet du roman, et le pluriel du titre qui lui fait écho quasi à l'identique. Ce "s" facétieux qui s'est accroché en couverture éclaire le texte d'un autre sens. Métaphorique et météorologique. La France mêle des identités et des climats singuliers : temps orageux, métissage, vent doux, déménagements, exils, soleil brûlant, larmes de pluie quand les morts se font proches. Page 171 : extrait d'un texte de Germaine Timmion paru en 1960 dans Les Ennemis complémentaires : Qu'est-ce qu'un Français ? Et quels sont les critères qui permettent de le définir ? […] Je propose donc une définition pratique (mais qui exige que l'on consulte les gens) : un Français, c'est quelqu'un qui se considère comme français. 
L'ethnologue et résistante fait bien sûr référence aux "événements" d'Algérie d'alors. C'est la toile de fond qu'utilise Marie Richeux pour raconter les mouvements de l'Histoire, la marche des hommes et la pérennité des lieux. Jusqu'où le bâtiment, se demande-t-elle, conditionne la forme de l'existence ? La pierre comme racine commune. L'idée est belle. »

« Éclaircies en fin de journée », Éric Libiot, L'Express, mercredi 30 août 2017

Lire tout l'article au format PDF


« Une jeune Française éprouve un choc psychologique devant une cité à Alger. Pour comprendre son émotion, elle entreprend une enquête intime qui permet à Marie Richeux de s’emparer de la question franco-algérienne avec pudeur et délicatesse.
Climats de France confirme les qualités littéraires que l’on avait décelées dans les deux premiers livres de l’auteure. On y retrouve la même puissance évocatrice, le même souffle poétique, son goût pour les formes courtes, son esthétique du tâtonnement jusqu’à l’exactitude, sa capacité à convoquer les mythes, sa propension à faire parler les absents et à densifier le silence. Mais, comme un animal ayant réalisé sa mue, Marie Richeux s’est débarrassée d’une forme de cérébralisme qui alourdissait parfois ses précédentes narrations. Elle a de surcroît trouvé l’antidote au caractère parcellaire que son écriture fragmentaire générait. Parvenant à donner de la tenue et de la cohérence à un récit pourtant polyphonique, elle a tissé un texte qui, formellement, a la beauté, la délicatesse et la solidité d’une toile d’araignée. Quatre trajectoires la dessinent. La première est celle des lieux : de Meudon-la-Forêt à Alger, elle dévoile de manière sensible les enjeux de l’urbanisme d’après-guerre et donne à voir à quel point s’entrechoquent fantasmes et réalités sociales. La deuxième est celle de l’Histoire : colonisation, guerre d’Algérie, indépendance, immigration sont évoquées à travers le prisme de l’intime et du vécu. La troisième est celle des individus : du projet migratoire subi de Malek (qui représente la "première génération") au destin funeste de son fils Abdelkader, puis de Fernand Pouillon (le grand architecte) à Marie qui vit dans la "cité heureuse" qu’il a construite, des liens qui se nouent, inattendus et troublants. Enfin la quatrième, la moins évidente mais la plus touchante : celle de la parole, qui fait basculer les êtres du silence et de l’oubli à l’échange et à la révélation par le verbe. On connaissait la voix "physique" de Marie Richeux, on se délectera désormais de sa voix d’écrivain abouti. »

Voir l'article original

Géraldine Guiho, librairie La Buissonnière (Yvetot), Page des libraires, août-septembre 2017
Lire aussi « Architecture des existences », sur www.leslibraires.fr

Lire tout l'article au format PDF


« Pour composer une histoire franco-algérienne, Marie Richeux fait résonner la mémoire des lieux. Celle de "Climat de France", un bâtiment érigé en 1953, à Alger, par l'architecte Fernand Pouillon. Celle d'un immeuble de Meudon-la-Forêt construit par le même urbaniste, où la narratrice a grandi dans les années 1990. Par une série de courts chapitres qui sont les fragments kaléidoscopiques d'une même histoire, son émouvant récit donne corps et décor à des voix silencieuses. »

« L'Algérie vue par les écrivains », Estelle Lenartowicz, Lire, septembre 2017

Lire tout l'article au format PDF


« Rêverie et balade autour de l’œuvre de l’architecte Fernand Pouillon, le premier roman de Marie Richeux intrigue et convainc.
Il faut croire qu’en ce temps-là, on croyait au bonheur. Les architectes, au moins. Comme Fernand Pouillon pour qui rien ne fut jamais plus juste que la beauté, pour qui la vérité d’un ensemble était d’abord celle de sa présence au monde. Car de "Cité heureuse" à Meudon-la-Forêt en "Climat de France", cité d’Alger dévolue au rêve d’un vivre-ensemble apaisé (à l’heure, les années 1950, où tout cela sombrait déjà dans la nuit), Pouillon trimballait avec lui une manière de sourire.
Climats de France est le troisième livre – et le premier roman – de la productrice et animatrice à France Culture, Marie Richeux. Le plus ample et abouti sans doute. Une certaine Marie (qui pour tout ou partie est peut-être l’auteure, peut-être pas, peu importe) s’y promène dans les contre-allées de sa mémoire, entre Meudon et Alger, sa jeunesse et le bel aujourd’hui. Et puis les vies et le travail : le travail de Fernand Pouillon et les vies de ceux qui habitèrent ses ensembles, de ces allers-retours entre deux terres également nourricières et mystérieusement violentes, la France et l’Algérie. Marie Richeux peint tout cela, l’arrivée de Pouillon à Alger, celle du jeune Malek à Paris dans le même temps, une nuit de ses 13 ans, à Meudon, d’un trait à la fois sûr et comme estompé par des relents de délicatesse. Le motif romanesque ne se donne pas pour acquis, mais la capacité de la romancière à "incarner" ses personnages, à faire partager au lecteur les tempêtes que leur inflige l’Histoire, suffit à convaincre de sa réalité. Le monde comme les pièces ouvertes sur la lumière de Fernand Pouillon, est un lieu vivable dès lors qu’il assume comme un roman. »

« Marie et l'architecte », Olivier Mony, Livres Hebdo, vendredi 26 mai 2017

Lire tout l'article au format PDF


Coup de cœur des libraires

« Climats de France est un livre empreint de lumière. Comme si Marie Richeux respectait ainsi l’injonction amicale de Malek, ce témoin, voisin et ami, personnage central de son roman. Cette recommandation, qui clôt le livre, est tout à la fois une prière, l’expression de la mémoire des choses inoubliables, de l’au-delà de l’exil, le goût de la beauté, et aussi une juste reconnaissance. N’oublie pas ce qu’il y a d’incomparable là-bas, mais comme partout en fait, c’est la clarté. Surtout, pense à la clarté, dit Malek. […]
Mais avant tout, la lumière, dans Climats de France, sera celle avec laquelle Marie Richeux éclaire l’histoire. Depuis longtemps, la littérature nous en apprend beaucoup de l’histoire, en la donnant à lire, à travers le récit de personnages communs, à travers des vies minuscules, pour reprendre le terme si admirablement choisi par Pierre Michon pour éclairer en mode mineur des événements majeurs (ou le contraire ?). L’événement dans ce roman est pluriel, et ne peut se résumer aux dix années de conquête de leur indépendance par les Algériens, tant il conditionne encore nos vies quotidiennes et notre espace social et politique, et celui des anciens colonisés. Marie Richeux mêle sa voix, ses voix dirait-on, celle de l’enquêtrice et celle de l’enfant de France à Meudon, à celles de Malek, le voisin venu dans un autre temps de là-bas, de Fernand Pouillon ou de Jacques Chevallier, maire d’Alger dans les années de conflit, personnage ambivalent qui fait, comme Malek, le pont entre les deux rives. Elle entremêle ces voix, avec la délicatesse des entretiens radiophoniques, dans une composition dynamique, aussi picturale que musicale, fugueuse.
Avec une distance respectueuse et déterminée et une écriture très raffinée et sans artifice, Marie Richeux livre sous la forme de courts moments, récits, propos, souvenirs, enregistrements, ici et ailleurs, les années d’avant et après Évian. Et ce sont des vies qui se révèlent sous la lampe du laboratoire de l’auteur, des vies dans des temps qui suivent les exils des uns et des autres, à Alger, après 1962 pour les uns, ou à Meudon, à quelques centaines de mètres de Boulogne-Billancourt, où l’assemblage des carrosseries requiert la main-d’œuvre immigrée. Voilà un mot, immigré, que l’on ne lit jamais dans ce livre, émaillé de quelques citations de Germaine Tillion, qui rendent évidentes les raisons de l’absence de ce mot, et de tant d’autres aux sombres connotations. Et sans doute ces précautions naturelles de l’écriture, cette délicatesse, en accroissent encore la luminosité. Le lecteur reste admiratif devant la simplicité évidente des relations entre témoins, entre "récitants", qui manifestent ainsi la possibilité de coudre entre elles des vies, ou du moins de les juxtaposer, d’être ensemble et séparément. Sans les artifices de cet "être-ensemble" que l’on nous assène comme la potion vertueuse qui guérirait nos maux. Il n’y a pas de morale dans Climats de France, il y a juste l’espoir des choses possibles.
Et il y a surtout la lumière de la vérité, celle d’une jeune femme engagée, modeste et audacieuse à la fois, dans son écriture comme dans sa relation au monde. Le lecteur, convaincu, la suivrait au bout du monde. Et attendra le prochain signe, le prochain livre. »

Coup de cœur de Christian Thorel, librairie Ombres blanches (Toulouse)

Lire tout l'article au format PDF


« Marie grandit à Meudon-la-Forêt dans un immeuble bâti par Fernand Pouillon. Plus tard, elle est saisie d'émotions à Alger, découvrant d'autres bâtiments de ce même architecte…
Entrelaçant les époques et les personnages, Marie Richeux retrace l'histoire intime d'un père et de son fils, liée à celle de l'Algérie et de la France d'après-guerre… »

Coup de cœur de la librairie Le Comptoir des mots (Paris XXe)

Lire tout l'article au format PDF


« En 2009, Marie, la narratrice, découvre subjuguée, sur les hauteurs de Bab el-Oued, la cité construite en 1954 par l'architecte Fernand Pouillon : Climat de France. Une architecture en pierre de taille blonde classique et élégante qu'elle connaît bien pour avoir grandi à Meudon-la-Forêt dans la Cité heureuse bâtie par le même architecte. De cette émotion profonde, Marie cherche à comprendre ce qui relie les deux lieux de chaque côté de la Méditerranée. Elle plonge dans le passé, sonde le présent, réactive les mémoires. La narratrice nous laisse entendre d'autres récits plus intimes qui s'entrelacent, se répondent entre la France et l'Algérie : celui de Malek, voisin de palier de Marie à Meudon-la-Forêt, arrivé à Paris en 1956 pour échapper à la guerre à Oran. Celui de Marie adolescente, réveillée par les chants de deuil provenant de l'appartement de Malek. C'est aussi le récit de Lucienne, d'Abdelkader, du petit vendeur…
Avec ce premier roman, Marie Richeux nous livre un texte plein de sensibilité et de justesse sur ces existences traversées par l'Histoire malgré eux et parfois à leur insu. » 

« Les cités jumelles », catalogue de rentrée littéraire des Libraires Ensemble « Et s'il n'en restait que 100 »

Lire tout l'article au format PDF


Lu et conseillé par :
Géraldine Guiho, librairie La Buissonnière (Yvetot)
Valérie Barbe, librairie Au brouillon de culture (Caen)
Nadia Sendin, Espace culturel de Moisselles
Emmanuelle George, librairie Gwalarn (Lannion)
Christophe Aimé, librairie M'Lire Anjou (Château-Gontier)
Charlotte Lesaulnier, librairie Actes Sud (Arles)
Jean-Baptiste Hamelin, librairie Le Carnet à spirales (Charlieu)
Sophie Todescato, librairie Les Temps modernes (Orléans)
Marie Hirigoyen, librairie Hirigoyen (Bayonne) 

Voir le site

Page des libraires, août-septembre 2017


« C'est une histoire de pierres. Une histoire d'hommes et de déchirures. De constructions ou de guerres. C'est un plongeon dans les cités. Alger. Meudon-la-forêt. Des bâtiments. Des histoires de vies. Racines. Déracinés. Des hommes et des femmes qui sont peut être nos voisins. C'est la sale guerre d'Algérie qui s'échoue sur les quais de Seine. Climats de France : c'est un roman intelligent. Une respiration suspendue dans le temps où l'on sait que les hommes sont des trésors qu'on oublie trop souvent de chérir. »

Coup de cœur de Katia Panier, librairie Sauramps (Montpellier)


Presse Web

« C'est un roman qui plonge dans la mémoire des uns et des autres. Ici et là-bas ; en France et en Algérie.
Le fil conducteur de ce texte, poétique, profond et lucide, est un architecte, Fernand Pouillon ; c'est lui qui a imaginé deux cités, l'une à Alger et l'autre à Meudon-la-Forêt, en région parisienne. La romancière se souvient d'une nuit de chant dans sa cité, un chant pour guider l'âme du mort, Abdelkader, victime d'une overdose à l'âge de 33 ans. Malek le père d'Abdelkader est arrivé à Paris au début de la guerre d'Algérie: c'est dans cette ville où la guerre fait rage entre le MNA et le FLN qu'il rencontre Lucienne avec laquelle il va habiter dans un petit appartement près du métro Parmentier. […] Les mains sur la barrière, alors qu'Alger m'offre une de ses belles vues, je pense à la grande cité de Bab el-Oued comme à un amoureux laissé brutalement et dont je ne connaîtrais pas le nom. Je ne sais pas encore que cette cité a été dessinée par le même homme que celui qui pensa l'immeuble où j'ai grandi. Je ne sais pas encore qu'une pierre de taille, fameuse, me relie à cet endroit. Je ne sais pas encore que, pour aller d'un endroit à un autre, il ne suffira pas de traverser la mer, il faudra traverser la guerre, entendre la lutte et voir se déployer dans des textes et des voix une démente escalade de violence.
Roman sans chronologie, Climats de France brasse plusieurs haltes historiques pour interroger la folie des hommes et leur don d'installer indéfiniment le malentendu. Jacques Chevallier, ancien maire d'Alger, Fernand Pouillon, l'abbé Pierre, Germaine Tillion s'expriment dans ce roman : en peu de mots, ils restituent l'ambiance d'une époque révolue. La cité se tient au croisement de la violence, de la résistance et de l'espoir sincère de la fraternité. (…) Les hommes travaillent déjà dans le petit jour. Il y a du vivable dans la guerre. Voilà ce que l'on apprend contre soi-même, loin des partitions simples, à soixante ans d'écart. De ses virées algéroises, Marie Richeux saisit la complexité d'un pays qui se cherche. La guerre mais aussi celles qui ont suivi – la bataille économique des années quatre-vingts, les différents soulèvements kabyles, les années noires – sont sur toutes les lèvres tout le temps. En fait, il n'y a aucun répit, finis-je par me dire. Ni répit, ni repli.
Marie Richeux évoque également dans ce roman, avec des mots très forts, originaux et précieux, dénués de toute haine insensée, la violence terroriste qui frappe la France ces dernières années. Climats de France est un roman que parcourt une douce et belle clarté, telle celle qui existe en Afrique et qui manque terriblement à tous les exilés. Climats de France est un bijou qu'il faut posséder, lire et relire ; c'est une perle rare qui incite à devenir meilleur que soi-même. »

Voir l'article original

« Climats de France de Marie Richeux : un roman plein de clarté », Youcef Zirem, Le Matin d'Algérie, jeudi 12 octobre 2017


« Dans ce roman lumineux en forme d’enquête, Marie Richeux raconte la mémoire de deux cités ayant un bâtisseur commun, à Meudon-la-Forêt et à Alger. La même pierre pour une même utopie : rendre les gens heureux, selon le souhait de l’urbaniste Fernand Pouillon.
À l’occasion d’un voyage à Alger, Marie y découvre la plus grande cité, baptisée « Climat de France », construite à la demande du maire de l’époque, en 1954. Elle reconnaît la même pierre de taille, issue des carrières de Fontvieille, qu’à la résidence du Parc de Meudon-la-Forêt où elle a grandi ; et pour cause, c’est l’architecte Fernand Pouillon qui a réalisé les deux ensembles urbanistiques. Cette ressemblance est fascinante, Marie y voit un rapprochement tangible et symbolique entre les deux pays. Mais qui habite ces grands ensembles, d’une ambition humaniste folle lors de leur construction ? Meudon-la-Forêt accueillera nombre d’Africains du Nord, des pieds-noirs aussi, tandis qu’à Alger, le but est de reloger les populations des bidonvilles. Au long des décennies, ici comme là-bas, le climat social et politique se détériore, on se réfugie parfois dans les paradis artificiels qui font des ravages jusque chez le voisin de Marie, dont le fils meurt d’une overdose en 1997.
Au fil de ses allers et retours entre la France et l’Algérie, notre narratrice pense le voyage, le déracinement, l’ancrage dans un territoire via des chemins intimes jalonnés par la grande histoire. Les hommes ont toujours traversé la Méditerranée ; mais comment vivre ensemble quand les plaies d’une guerre suppurent encore ? Marie Richeux construit des ponts entre les rives, ouvre des portes, s’intéresse aux grands hommes comme aux vies d’à côté, et découvre non pas une, mais des histoires débordant les cadres. Dans ce roman kaléidoscope tout en délicatesse, elle dit sa soif de lumière, de ciels ouverts sous l’éclat desquels elle regarde, interroge, écoute, retranscrit. À travers les parcours croisés de son voisin enfermé dans son deuil, de l’architecte Pouillon soucieux de l’harmonie, de ses multiples rencontres, l’auteure comprend que l’on habite le temps autant que l’espace. Ce point d’équilibre entre la cité matérielle et spirituelle, voilà peut-être ce qu’on appelle l’esprit des lieux. »

Voir l'article original

Aline Sbirba, www.onlalu.com



 

© swediteur.com 2007