Coup de cœur de la librairie LE FAILLER (Rennes)


« Une beauté infinie habite ce premier roman de Dima Abdallah, libanaise de langue française. Tout commence à Beyrouth, la main d’une petite fille de 6 ans dans celle de son géant, dont elle connaît chaque détail. Cette main unit un père et sa fille, seul repère solide, dans ce Liban en pleine guerre civile, responsable de leur déracinement, les obligeant sans cesse à s‘adapter à de nouveaux lieux, nageant à contre-courant des absurdités qui constituent leur société. Ils partagent cette clairvoyance qui les marginalise. Leurs voix s’alternent, symétriques, subtiles et imagées pour clamer l’amour inconditionnel qu’ils se portent, auquel ils s’accrochent en dépit de l’éloignement et des dérives.  On voudrait les entendre ces 2 voix.  Connaître le ton qu’ils donneraient à ces confidences introspectives, ces mots jamais prononcés, mais éprouvés si fort, durant ces quarante années, trahissant la fascination, l’inquiétude et les espoirs qu’ils nourrissent. Ils s’attachent aux moindres détails de leur environnement, aux gestes anodins du quotidien, s’appliquent à planter et faire pousser, seule manière de survivre dans une existence qui perd peu à peu son sens jusqu’à ce que l’espoir repousse. » • Anne-Laure Delisse

« Texte poétique sur un lien entre une fille et son père. Parfois dérangeant. Mauvaises graines, c’est aussi prendre à contre-courant la vie, rester dans un pays en guerre, se marginaliser, choisir de ne pas suivre sa femme, risquer le sentiment d’abandon. S’engager. » • Caroline Le Gleut