Archives: Coup de cœur des libraires

Coup de cœur de la librairie Ombres Blanches (Toulouse), 13 février 2026

« Amateur•ices de romans légers, drôles ou lumineux, vous pouvez passer votre chemin : ce lire est une épreuve autant qu’un éblouissement. Plomb, le premier roman de Timothée Zourabichvili est une vertigineuse exploration de notre part d’ombre. Un couple, uni par la naissance non désirée d’un enfant, se retrouve le temps d’une journée pour s’en débarrasser… à ce stade l’envie de fuir est compréhensible, légitime aussi. Pourtant, ce serait passer à côté d’un texte à l’écriture obsédante et entêtante, qui donne à voir ce que l’on rencontre trop rarement et que la littérature préfère parfois gommer : la laideur, la noirceur, mais aussi l’émouvante et profonde solitude de l’humain. »

Coup de cœur de la Nouvelle Librairie Baume, 2 février 2026

« Laissez-vous entraîner dans ce jeu de saute-mouton par-dessus les Rose ! On s’accroche à Rose Rose, la « Shéhérazade d’une seule nuit », mais on lui découvre mille vies… On cesse alors de vouloir dérouler un fil unique. En passant d’un récit de vie à l’autre s’élabore une Rose la nuit » aux mille visages, aux mille histoires. Une très belle ronde des Rose, sensible et riche de l’humanité de chacune de ses femmes. »

Coup de cœur de la NOUVELLE LIBRAIRIE BAUME (Montélimar)

« Un roman riche et captivant, ancré dans une Irlande du Nord contemporaine marquée par ses tensions et son histoire. À travers le portrait d’une ville aussi attirante qu’inquiétante, Jan CARSON explore les questions de filiation, d’héritage, de paternité et de responsabilité. Une écriture forte et singulière pour un roman ambitieux ! »

NOUVELLE LIBRAIRIE BAUME, Montélimar

« Le récit poignant de la traversée de la Méditerranée par trois femmes. Avec une grande justesse, Louis-Philippe Dalembert redonne un visage humain à la tragédie de l’immigration clandestine. porté par une langue fluide, rythmée et précise, ce roman s’impose comme un livre essentiel. »

Coup de cœur de la librairie Les Champs Magnétiques (Paris), 12 février 2026

« Comment parler de Plomb ?! D’abord il faut dire que c’est l’histoire d’un infanticide, d’une jeunesse égarée dans une solitude absolue et d’une relation monstrueuse. Disons donc qu’il faut être bien accroché. Mais c’est aussi une expérience inédite de lecture, avec un narrateur à la position insaisissable qui vous hypnotise par son ubiquité radicale. On lit « Plomb » d’un souffle comme on se prendrait un uppercut au ralenti et on reste sonné par la radicalité de cette nouvelle voix de la littérature ! »

Coup de cœur de la librairie Les Champs Magnétiques (Paris), 12 février 2025

Quelle joie de découvrir les œuvres complètes de la figure majeure de la littérature islandaise Ásta Sigurdardóttir, qui s’est suicidée à l’âge de 41 ans. Sa grande sensibilité, l’intérêt pour les personnages en marge de la société, les fragiles, ceux dont on ne voit pas la souffrance sont au cœur de ses nouvelles et de ses poèmes : la souffrance mais aussi la rébellion et l’appétit de vivre ! Elle s’intéressait à ceux que la société rejette.

Coup de cœur de la librairie Le 5ème Art, 31 janvier 2026

Rose passe la nuit aux urgences, à la suite de multiples blessures. Cette nuit, elle va parler, elle a décidé de faire sortir le ruban de mot de sa bouche, de délier sa langue. En attendant l’aube à l’horizon en restant au chaud dans son lit d’hôpital, elle raconte les histoires de sept Rose, dont les destins se mêlent au sien. Un roman empreint de justesse, sur la nécessité de dire, d’écrire. C’est sensible, poignant. 

Coup de cœur de la librairie Le Silence de la mer (Vannes), 10 février 2026

L’œuvre d’Ásta Sigurdardóttir – unique et déchirante – est à l’image de ses gravures : l’ombre est indispensable pour y voir clair. Dan ce « bourbier » glacial qu’est l’Islande rurale des années 40/50, dans la violence et le dénuement, rare est ce qui réchauffe. Ce qui compte, c’est le geste : extraire de cette rudesse une glaise, qui, elle, garde trace des rêves. Ásta Sigurdardóttir a cette nature « entêtée, authentiquement islandaise ». Du jugement des autres, de la misère, elle a fait – par survie, par espoir – son chant.