La Rue de Robert Seethaler, Le Monde, Florence Noiville, 10 septembre 2026
« Chez Seethaler, la forme vient exacerber cette beauté. Dans la rue, le lecteur-piéton circule l’oreille tendue. »
« Chez Seethaler, la forme vient exacerber cette beauté. Dans la rue, le lecteur-piéton circule l’oreille tendue. »
« La finesse de Robert Seethaler n’est plus à prouver. Ni son art pour sculpter des romans à l’apparente simplicité (…) dont les images restent longtemps gravées dans la mémoire. »
« Seethaler montre dans ce roman que partout où il y a de la vie, il y a des histoires, qui toutes valent la peine d’être racontées. Sa langue dépouillée va à l’essentiel, poussant le lecteur à ouvrir les yeux plus grand. Et peut-être à voir sa propre rue, son propre quartier un peu différemment. »
« Imaginez que vous allez traverser dans toute sa longueur une rue inconnue, les yeux fermés, sans rien voir mais en entendant au fil de votre passage des bribes de conversations, des voix qui se parlent à elles-mêmes ou qui parlent à d’autres, autant de fragments de vies que vous assemblez au rythme de votre arpentage romanesque. »
« C’est un corps ouvrier qui n’a jamais eu la possibilité de s’expérimenter, de se ressentir et c’est un corps ouvrier de femme. »
« Avec sa verve et son sens de l’engagement habituels, Tiffany Tavernier remonte le temps pour plonger le lecteur 90 ans en arrière, presque un siècle, au moment où le Front populaire met en place une mesure majeure : l’octroi de deux semaines de congés payés. C’est l’époque où les ouvriers découvrent, ébahis, qu’ils ont le droit de partir en vacances, comme les aristocrates et les bourgeois qui ont suffisamment d’argent pour s’offrir des voyages à la mer. »
« Un bouleversant roman choral par fragments, un hommage aux invisibles broyés par le sort ou les ambitieux. »
« Le gamin n’a que faire de la mosquée. La pratique du culte lui donne la nausée, et il fait tout ce qu’il peut pour échapper à la prière du soir, et rejoindre ses copains occupés à jouer au foot ou à regarder du porno sur des VHS louées. Sur un ton libre et mordant, et avec un humour inattendu qui fait de ce court roman un objet très séduisant, Eka Kurniawan raconte l’enfance d’un môme en colère, que son père, même après sa mort, poursuit de ses pénibles injonctions. »
« Les voix et les faits construisent un petit monde attachant et râleur, qu’on entend presque à l’oreille et qui forme un théâtre au fond très familier. »
« Ses personnages sont magnifiques et sa description de l’Italie des années 1980 ne l’est pas moins. »