Solo tu de Philippe Fusaro, Les Échos, Philippe Chevilley, 9 avril 2026
« Un parfait condensé de son talent. »
« Un parfait condensé de son talent. »
« Le récit vivant d’une vie engagée, restée attentive, plus que jamais, aux soubresauts du monde. »
« Par chapitres brefs et vifs, où la sensibilité ne s’appesantit jamais, dirait-on, au-delà du temps d’une chanson (évidemment italienne), Fusaro dessine avec une grâce un peu fragile – et quelques coquetteries, parfois – l’itinéraire d’un homme blessé : un antihéros de 40 ans, pudique et désabusé, qui doucement se métamorphose, au gré de rencontres qui font aimer la vie »
« Les 31 nouvelles qui ont ici été réunies nous donnent une bonne idée de son univers, dans lequel les femmes occupent une place prépondérante. […] On se laisse facilement conquérir. »
« Michèle Lesbre a l’extrême bon goût en exergue à son dernier livre, Naufrage(s), qui se situe dans la lignée de La Furieuse (Rives et dérives) paru en 2022, de nous donner la définition de son titre au singulier. « Naufrage : se dit d’un bateau qui coule, d’un couple qui se déchire, d’un système économique calamiteux, d’un régime politique en panne, d’une nation/Il y a des grands et des petits naufrages… » Il s’agit bien, très exactement, dans cet opus, de tout cela à la fois. »
« Carmela va inviter Gianni à les rejoindre dans sa maison de vacances à Polignano a Mare, un bourg hors du temps au bord de l’Adriatique. Et peut-être sera-t-il envisageable pour chacun d’eux de croire encore à un horizon impossible. »
« Pour les poètes de son temps, Ásta était une égérie , vibrante et rebelle. Elle était aussi une pionnière dans la capitale, la première artiste féminine à mener une vie de bohème, comme les garçons, ses pairs. En réalité, elle choquait les bien-pensants par sa critique de l’occupation et du parti majoritaire qui criait au scandale. »
« Dans un pays de glace, ces quelques nouvelles sont arrivées comme un météore. À la fois lumineuses et portées par la désintégration d’un astre qui se déplace comme une étoile filante, elles évoquent la vie précaire et marginalisée d’une poète féministe qui est morte à l’âge de quarante et un ans. »
« On retrouve ici la force tellurique des précédents ouvrages de Maryline Desbiolles, comme L’Agrafe (2022), où elle explorait déjà les cicatrices de l’Histoire. »