Plomb de Timothée Zourabichvili, Lisbeth Koutchoumoff, Le Temps, 7 janvier 2026
« Un huis clos entre deux jeunes gens murés dans leur solitude »
« Un huis clos entre deux jeunes gens murés dans leur solitude »
« Marie Richeux est une glaneuse. Elle sait comme personne faire advenir les mots justes et les vérités cachées. Sur les bords de chemin toujours elle trouve la beauté. […] Officier radio – un récit buissonnier qui ne vise pas à combler les mystères et l’absence mais plutôt à partager des questions, des moments de vie, des voix aux grains singuliers. “Comment ne pas oublier” répète le père de Marie Richeux en parlant de la mort de son frère et de ses répercussions dans la vie familiale. “Et moi j’entends: Comment faire autrement qu’oublier un peu? Mais j’entends aussi: Comment faire pour ne pas oublier? Quoi faire pour ne pas oublier? Comment. Ne pas. Oublier”. »
« Rose la nuit, de Maryline Desbiolles, est un livre de couleurs, d’images et de voix. Un récit qui entraîne son lecteur, dès les premières pages, dans un tourbillon de paroles effilochées, fragmentées, un peu folles, toutes traversées par l’urgence de se raconter. »
« Dès l’incipit, le quatrième roman de Maryline Desbiolles qu’elle publie aujourd’hui à le don d’ouvrir l’âme du lecteur sur un parterre de fleurs. »
« La magnifique écrivaine irlandaise (1930-2024), dont on a tant aimé Les Filles de la campagne, nous avait caché son talent de nouvelliste. Grâce à son éditrice, Sabine Wespieser, on dévore trente et une histoires courtes, dont celle qui donne son titre à ce recueil sur l’amour d’une femme pour un homme marié. »
Entretien de Marion Muller-Colard autour de son nouveau récit L’Ordre des choses.
Pour composer ce double récit d’émancipation qui entremêle les trajectoires syncopées de deux femmes fortes, l’écrivaine haïtienne a puisé dans sa propre histoire familiale. « J’ai su que j’avais une arrière-arrière-grand-mère qui était arrivée de la Louisiane, mais c’était très parcellaire, il y avait beaucoup de non-dits. Et j’ai aussi pensé à mon arrière-grand-mère, que j’ai connue, qui a été la compagne du fils de cette personne arrivée de La Nouvelle-Orléans. Je voyais la photo dans la maison de ce monsieur habillé comme les généraux du XIXe siècle en Haïti. » Yanick Lahens a voulu briser le mur de silence autour de leurs vies. « Heureusement que la littérature existe, parce que je les ai réinventées. »
Au fil de ces destins de femmes, le roman, d’une certaine façon, nous entraîne dans les coulisses de l’histoire officielle. C’est le sens qu’il faut donner au titre, ces « passagères de nuit » : femmes, maîtresses, Noires plus noires, esclaves.
« Ce court récit, dans lequel beaucoup se retrouveront, pose les bons mots sur l’ambivalence de nos sentiments, le chagrin, la culpabilité. »
« Pauvre » est un roman de la réconciliation. Nuancé, sincère et tout simplement roboratif.
« Parues au fil des années, les trente et une nouvelles rassemblées ici sont tirées de recueils épuisés. Elles permettent de mesurer le grand talent et l’audace d’une auteure qui, en soixante années d’écriture, n’a cessé
de raconter la vie des femmes et l’Irlande. »