Rose la nuit de Maryline Desbiolles, Laurence Lucchesi, Nice-Matin, 2 mars 2026
« On retrouve ici la force tellurique des précédents ouvrages de Maryline Desbiolles, comme L’Agrafe (2022), où elle explorait déjà les cicatrices de l’Histoire. »
« On retrouve ici la force tellurique des précédents ouvrages de Maryline Desbiolles, comme L’Agrafe (2022), où elle explorait déjà les cicatrices de l’Histoire. »
« Le texte exprime l’horreur de la violence et de l’indifférence, avant de basculer dans une sorte de rédemption et d’émerveillement jusqu’à « rire de joie et de bien-être ». »
« Au fil des fragments de mémoire entrelacés, Maryline Desbiolles tisse, avec son immense talent de conteuse fiévreuse à la phrase chantournée – « un long ruban de phrase dont les mots seraient heurtés et mélodieux à la fois –, les thèmes qui lui sont si chers : la difficulté de grandir dans un environnement chaotique, l’importance de la transmission entre générations, le combat des femmes pour l’émancipation, la double peine de l’exil. »
« Ce livre a un souffle étonnant et une puissance d’affirmation peu commune : il montre qu’une jeunesse contemporaine perdue peut être saisie de l’intérieur par les moyens de la littérature, ce qui donne à celle-ci, comme à son auteur, de l’avenir. »
« Une pirouette qui permet à l’écrivaine de tisser un habile canevas dans lequel se faufilent de manière récurrente des repères empruntés à ses propres souvenirs. »
« Une voix. Un univers. Un style. Voilà ce qui dessine un écrivain. Timothée Zourabichvili est de cette étoffe. Il y a quelque chose d’émouvant à découvrir un auteur qui fait son entrée en littérature. Plomb, son premier roman, découvert par l’exigeante Sabine Wespieser, peut se résumer ainsi : l’errance d’un jeune homme et d’une jeune femme « encombrés » d’un bébé sans nom dont ils ne savent que faire. »
« D’un style toujours aussi pulsatile, ce roman comme «un long ruban de phrase dont les mots seraient heurtés et mélodieux à la fois» évoque le dédale narratif des Mille et Une Nuits, mais dans une version postmoderne où les voix se mêlent, bientôt indistinctes, jusqu’à célébrer la vie comme une polyphonie de récits. »
« La délicate et pertinente journaliste Marie Richeux, intervieweuse dans son émission littéraire quotidienne à la radio « Le Book club », enquête ici, dans son sixième roman, Officier radio, sur un oncle disparu en mer. Au fur et à mesure des recherches et des discussions avec les membres de sa famille, elle fait surgir dans la narration des scènes d’enfance, des liens, des instants de vie à la fois personnels et universels. Quelque chose de lumineux relie les histoires dramatiques et « banales » en une ode au(x) vivant(s). »
« Dans ce roman se déroulant à La Nouvelle-Orléans et à Port-au-Prince, sa ville natale, au XIXe siècle, l’écrivaine rend un hommage fait d’espérance et de résistance à la lignée de femmes dont elle est issue. La fiction, quand elle est talentueuse, a la capacité de transcender le temps et l’espace, et on retrouve aussi dans ce livre les échos de notre monde d’aujourd’hui. »
« Au-delà de l’histoire, à la fois unique et universelle, dans laquelle nous pouvons toutes nous retrouver, il y a un style : chaque mot est pesé, mesuré, les phrases sont courtes, haletantes, il n’y a pas un adjectif de trop. Ciselé, c’est le mot, et il n’est pas galvaudé. Et enfin, au-delà de l’hommage, du récit, du style et de l’exercice de style, le roman parle de la force des histoires, du fil qui relie les femmes entre elles pour raconter, au-delà de la diversité, l’unicité d’un destin. »