« Plomb raconte ce choix impossible à faire. Comment sortir d’une situation qui contrevient aux désirs fondamentaux de personnages dépassés par eux-mêmes et par le réel qui s’impose à eux ? Et c’est là que s’affirment les choix esthétiques d’un jeune écrivain qui parvient à un degré de maîtrise narrative vraiment remarquable. Timothée Zourabichvili ne raconte pas ce qui arrive aux personnages, leurs troubles, leurs réalités. Il ne se met pas à leur place non plus, en imaginant de simples discours intérieurs. Non, il invente une forme de narration qui englobe les deux – une intériorité psychologique et une extériorité factuelle – et qui permet d’éprouver objectivement ce qui se passe. »