On ne peut pas plaire à tout le monde de Tariq Ali, En Attendant Nadeau, Sonia Dayan-Herzbrun, 19 mai 2026
« La vitalité et l’énergie de l’étudiant de Lahore n’ont pas quitté Tariq Ali. On en prend volontiers sa part. »
« La vitalité et l’énergie de l’étudiant de Lahore n’ont pas quitté Tariq Ali. On en prend volontiers sa part. »
« Timothée Zourabichvili excelle à dépeindre la monstruosité contemporaine, avec ces personnages dénués d’empathie, un virilisme toxique, une féminité honteuse, un adolescent qui se croit homme parce qu’il assujettit les plus faibles à sa volonté, une jeune femme sous sidération aux pensées suicidaires. »
« Solo tu est un hymne à l’Italie, à la Dolce Vita, c’est aussi un hymne à la vie, à l’amour improbable entre deux comètes qui n’auraient jamais dû se percuter. »
« Il fallait bien un fort volume de mémoires pour tenter de résumer ce si riche parcours, des années 40 en Inde britannique jusqu’à aujourd’hui, et de capter l’essence de la motivation de cet inlassable anticonformiste. »
« L’un des fils les plus justes du roman tient dans cette expérience concrète de la contrainte. La piété exigée n’est pas seulement affaire de croyance : elle organise les heures, les trajets, les corps, les loisirs. Sato le formule avec une limpidité terrible : « Je trouvais néanmoins que c’était beaucoup trop fréquent. Cette obligation me dépossédait littéralement de mon temps. » En deux phrases, Kurniawan déplace le conflit du terrain doctrinal vers celui, beaucoup plus sensible, de la souveraineté intime. »
« Les linogravures qui parsèment l’ouvrage détonnent, tant leur noir et blanc tranche sur la grisaille qu’étalent les textes, poèmes compris, devant les lecteurs. »
« Chez Tariq Ali, ne pas plaire signifie ne pas consentir. C’est la ligne de force de ces mémoires, et leur plus ferme réussite. »
« Solo Tu est une évocation tendre de l’abandon, de la liberté et de l’envie, de l’amour d’un jour qui dure toujours. »
« C’est un livre qui se lit dans une sorte d’apnée – précisément parce qu’il y manque cette rassurante cheville du « ne », dont l’absence (travaillée au scalpel) finit par former comme une constellations de trous par lequel le récit infuse notre lecture jusqu’à la rendre, elle aussi, poreuse. »
« Plutôt qu’un dénouement, c’est un chemin que nous propose l’écrivaine et comme elle l’écrit en conclusion : l’essentiel c’est de raconter l’histoire, pas forcément de la comprendre, juste raconter l’histoire, écrire les questions simplement. […] Un livre déroutant, séduisant, sensible et lumineux. »