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Revue de presse Rien d'autre sur terre
Conor O'Callaghan

 

Presse écrite

« Dans une petite ville d'Irlande, une famille pour le moins étrange défraye la chronique. Une histoire lourde, pétrie de non-dits, dans laquelle nous enferme habilement Conor O'Callaghan.
[…] Le poète Conor O'Callaghan signe là son premier roman, soigné à l'extrême, doté d'une langue riche et belle, et d'un fond terrifiant. Les personnages et cette "marée de sujets tabous qui montait autour d'eux" possèdent chacun un gouffre dans lequel tôt ou tard ils sauteront. Le monde normé et étouffant dépeint ici n'autorise aucune fantaisie, aucun écart – il est impitoyable. Tout comme l'ennui généré par la narration pleine de vide et d'angoisse qui scintille parfois dans les descriptions […], se fige, puis résonne encore longtemps. Il n'y aura jamais de réponse claire, seules demeureront les incertitudes. Pourquoi les protagonistes, l'un après l'autre, s'évaporent ? […] Sommes-nous au cœur d'un roman à suspense, d'une dénonciation sociale, d'un simple fait divers ou d'un recueil de poésie ?

Rien d'autre sur terreinquiète et déstabilise. Tout y est étrange. […] L'obscurité s'empare peu à peu du livre, oppressante, envoûtante. Car quelque chose nous pousse malgré tout à rester jusqu'au bout : peut-être est-ce l'effet d'une indiscrétion maladive envers ces personnages désaxés, ou bien d'une naïveté enfantine, qui nous fait espérer que la beauté de l'écriture transforme et apaise soudain l'histoire. »

« Fantômes de plomb », Camille Cloarec, Le Matricule des anges, septembre 2018

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« Premier roman du poète irlandais Conor O'Callaghan, l'envoûtant Rien d'autre sur terre résiste farouchement à toute interprétation et nous tient en haleine jusqu'à sa dernière page.
Par une chaude soirée d’août, à une heure où personne ne se manifeste jamais, un prêtre ouvre sa porte à une gamine terrifiée qui annonce la disparition de son père. Tout en pressentant que rien ne sera plus pareil, ce dernier appelle immédiatement la police. Et nous raconte l’histoire de cette étrange famille, revenue depuis peu en Irlande, après un long séjour à l’étranger. […] Hors du temps et troublant d’actualité, ce texte est virtuose dans sa capacité à créer une atmosphère d’effroi et de doutes lancinants, le mystère et l’inquiétante étrangeté entraînant le récit. Chaque mot, savamment pensé, porteur d’ambiguïté ou d’archaïsme, d’acceptions implicites, contribue à l’ambiance si savoureuse de l’intrigue. Conte aux inspirations nombreuses, Rien d’autre sur terre renferme une réflexion subtile sur l’essence et le pouvoir des mots, leurs maniements et leurs interprétations. Longtemps après l’avoir refermé, nous restons sous son emprise. Sommes-nous face à un psychodrame familial ? Face à un roman gothique peuplé de fantômes ? Face à une sociologie de l’Irlande en crise ? Ou encore face au récit de la chute d’un homme ? Afin de vous faire une idée, plongez dans ce texte déroutant et ensorcelant. »

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Sarah Gastel, librairie Terre des Livres (Lyon), Page des libraires, rentrée littéraire 2018

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« "Accrochez-vous à une histoire assez longtemps et l'histoire ne vous lâchera plus. Elle est devenue comme un jardin privé…" Un jardin parsemé d'épines, qui se dessinent dans l'étrange premier roman de l'Irlandais Conor O'Callaghan. Dérangeant à souhait, ce conte gothique naît sous les traits d'Helen, 12 ans. Pourquoi cette fillette apeurée vient-elle frapper à la porte d'un prêtre ? Est-elle réelle ou fantomatique ? "Sa peau : des égratignures, des plis, des stries de crasse et de mots."
Elle qui semble déjà si seule au monde annonce la disparition de son père. Cet événement n'est guère isolé, tant cette famille a l'air de cumuler les intrigues impossibles. Le prêtre avoue sa fascination pour ce drôle de clan. "Les gens pourraient pensaient que c'est nous qui étions pas normaux", affirme l'enfant avec son accent allemand.
Les tiroirs de l'histoire s'entremêlent continuellement. On ne saisit pas tout, si ce n'est que le flou rend fou. Qu'en est-il du prêtre de village perdu ? Que cache-t-il ? "J'ai écrit ce que j'ai bel et bien vu, ce que je crois avoir vu et ce que je sais avoir entendu." La vérité se met à tournoyer jusqu'au vertige. »

« L'impassible poids », Kerenn Elkaïm, Livres Hebdo, vendredi 7 septembre 2018

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« Il est des mondes où il fait noir, très noir. Où la poussière recouvre tout, où la chaleur vous accable, où l'eau vient à manquer. Des mondes où les journées s'égrènent avec une lenteur infinie, des mondes d'où l'on voudrait s'extraire. Helen vit ici depuis peu avec ses parents et sa tante. On leur prête une maison témoin dans un lotissement en construction, en attendant des jours meilleurs. Un jour, la gamine se présente paniquée chez le prêtre du village. Face à elle, sauvageonne tatouée à l'encre d'un stylo-bille, le prêtre choisit de plonger dans l'histoire de cette famille qui le fascine, au risque d'y perdre son habit et sa raison.
Rude et âpre, le premier roman de l'Irlandais Conor O'Callaghan vous ensorcelle comme un paysage sauvage, pour ne plus vous lâcher. »

Lucie Souliac, librairie Le Chat qui pelote (Maisons-Laffitte), Le 1 des libraires, vendredi 24 août 2018

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Coup de cœur des libraires

CATALOGUE DE RENTRÉE LITTÉRAIRE DES LIBRAIRES ENSEMBLE « S'IL N'EN RESTAIT QUE 100 ? »
« […] Ce premier roman est envoûtant, comme seuls savent le faire les Irlandais ! » 


« Ce roman prégnant laisse le doute et les incertitudes s'installer durablement pendant et après la lecture. Une vision de l'Irlande contemporaine énigmatique et mystérieuse, en marge des villes et de la campagne, en marge de tout, à la lisière du néant. La maison-témoin habitée est aussi fantasmagorique que ses occupants. Les personnages sont-ils réels ? Fantomatiques ? Le lecteur aurait-il rêvé ? Qui s'approche le plus de la vérité, à quel témoin se fier, à quelle parole s'en remettre ? L'auteur suggère, laisse le trouble s'immiscer et le lecteur poursuit au-delà sa réflexion et s'interroge. Un enchantement poétique et étrange. »

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Coup de cœur de Betty Duval-Hubert, librairie La Buissonnière (Yvetot), www.leslibraires.fr


Lu et conseillé par : 
J.-F. Delapré, librairie Saint-Christophe (Lesneven)
M. Hirigoyen, librairie Hirigoyen (Bayonne)
C. Hacquard, librairie Aux Vieux Livres (Châteaugiron)
J.-B. Hamelin, librairie Le Carnet à spirales (Charlieu)
B. Duval-Hubert, librairie La Buissonnière (Yvetot)
M. Mohamed, librairie Le Pain des rêves (Saint-Brieuc)
E. George, librairie Gwalarn (Lannion)
S. Gastel, librairie Terre des livres (Lyon VIIe)

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Page des libraires, rentrée littéraire 2018, et www.pagedeslibraires.fr


Presse Web

« […] Ce bref roman tient les promesses de son résumé : une atmosphère pesante, beaucoup de questions et peu de réponses, des personnages étranges, un sens inouï des décors et une manière forte de les mettre en scène Quelque part entre une histoire de zombies (mais des zombies bien vivants), un roman d’angoisse et une étude de mœurs, Rien d’autre sur terre marque la mémoire du lecteur de son empreinte poisseuse. Très réussi ! »

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« À première vue : la rentrée Sabine Wespieser éditeur 2018 – Poltergeist », blog Cannibales Lecteurs



 

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