Sato l’impie d’Eka Kurniawan, Actualitté, Nicolas Gary, 23 avril 2026


« L’un des fils les plus justes du roman tient dans cette expérience concrète de la contrainte. La piété exigée n’est pas seulement affaire de croyance : elle organise les heures, les trajets, les corps, les loisirs. Sato le formule avec une limpidité terrible : « Je trouvais néanmoins que c’était beaucoup trop fréquent. Cette obligation me dépossédait littéralement de mon temps. » En deux phrases, Kurniawan déplace le conflit du terrain doctrinal vers celui, beaucoup plus sensible, de la souveraineté intime. »