Archives: Coup de cœur des libraires

Coup de cœur de la librairie La Buissonnière (Yvetot)

Après Le tabac Tresniek (2014) et Le café sans nom (2023) à l’ambiance délicate et touchante, le romancier si attentif et si inventif nous fait entrer dans La Rue, en faisant glisser ce que l’on s’apprête à lire vers ce que l’on peut entendre. Comme un facétieux magicien, il donne à nos yeux de lectrices et de lecteurs la paire d’oreilles qui leur manquait.
Imaginez que vous allez traverser dans toute sa longueur une rue inconnue, les yeux fermés, sans rien voir donc mais en entendant au fil de votre passage des bribes de conversations, des voix qui se parlent à elles-mêmes ou qui parlent à d’autres, autant de fragments de vie que vous assemblez au rythme de votre arpentage romanesque.
Arrivé au bout de la rue, ouvrez les yeux. Il est inutile de vous retourner. Une année a passé au fil des saisons et cette rue vous la connaissez mieux que quiconque. Désormais, vous savez tout de ses habitants : la fleuriste éperdument amoureuse du libraire d’ancien en faillite ; « Lueur du soir », la maison des vieux dont certains se carapatent la nuit et montrent leur cul aux passants pendant que le gardien de nuit picole à « La lune d’or », le bar de la Rue ; sans oublier le curé perdu dans ses sermons ni ces irréductibles qui refusent de céder aux vautours de l’immobilier. Et vous les aimez tant La rue vous a saisi par sa délicatesse, par sa construction tellement stimulante, par son humour pince sans rire, par la justesse de son ton léger comme la plume du pigeon qui vous a chatouillé le nez après qu’un môme, d’entrée de rue, l’a visé avec son lance-pierre. Manuel

Coup de cœur de la librairie La Buissonnière (Yvetot)

Quel beau coup de foudre amoureux à Biarritz entre un homme et une femme que leurs conditions sociales opposent mais que leurs douleurs rapprochent, sur fond des premiers congés payés de l’été 1937 et des tensions politiques et géopolitiques de l’époque. C’est aussi l’histoire de l’attention et des tensions entre une mère et son fils révolté, à la recherche d’un père symbolique. Mais c’est aussi l’histoire d’une double rencontre et d’un double attachement entre une fillette bourgeoise et un jeune garçon ouvrier. Dans un style nerveux plein d’urgence et de rythme (c’est tellement court 15 jours de vacances !) le roman offre d’inoubliables scènes. Superbe ! Manuel

Coup de coeur de la librairie La Buissonnière (Yvetot), 21 avril 2026

« D’une incroyable modernité, d’une force et d’une intensité narratives rarement lues, la langue et les mots d’Ásta Sigurdardóttir dégagent autant d’émotions poignantes que d’esprit de révolte dans la violente et patriarcale société islandaise des années 50.

Ce recueil de nouvelles de poèmes et de dessins si beau si impérissable si incandescent brûle tout ce qu’il touche, laissant derrière lui une vibrante lueur dans la nuit.

Initialement paru en Islande dans les années 60 et jamais traduit jusqu’alors en français, ce recueil soigneusement édité par les éditions Sabine Wespieser est un magnifique cadeau littéraire, une découverte généreusement offerte qui comble une longue injustice de plus de 60 ans, traduit par Ólöf Pétursdóttir qui restitue l’énergie comme l’émotion d’Ásta, mère insoumise de la littérature islandaise contemporaine. »

Coup de cœur de la librairie La Buissonnière (Yvetot), 21 avril 2026

« D’un Rome lessivant aux revigorantes Pouilles italiennes, ce roman en touches légères et lumineuses est celui de l’amour perdu et retrouvé, des fidélités et des amitiés, de la parole donnée et tenue, des familles que l’on s’invente comme des baumes pour apaiser les douleurs et les coups durs des tourbillons de la vie. »

Coup de cœur de la librairie Mosaïque (Die), 15 avril 2026

« Gianni vit la nuit, tel un fantôme de l’homme flamboyant qu’il a été dans les années 60, jusqu’à ce qu’il croise Carmela et son fils Giacomo. Fulgurance de la rencontre et de la confiance qu’ils vont avoir l’un envers l’autre. Gianni et Carmela ce n’est pas une histoire d’amour, c’est une symbiose. Elle a besoin de lui, il est sauvé par elle. Solo tu c’est un paysage doux, grave et lumineux, rempli d’humanité.  »

Coup de cœur de la librairie Les Yeux Gourmands (Saint-Gilles), 14 avril 2026

« Rome, années 80. Gianni Desmond, héros de la nuit en fin de parcours, a perdu de sa splendeur. On l’imagine finir ses jours au Piper Club. C’était sans compter l’irruption de Carmela et de son enfant, qui lui offrent une lente transformation, à travers une vie nouvelle dans les Pouilles. Et nous, qui le suivons au bord de l’Adriatique, nous sentons le sel sur notre peau, la lumière éclatante des fins d’été, et nous voilà bercés par un tourbillon de sensations fortes et d’émotions vraies. Formidable ! »

Coup de cœur de la librairie Ombres Blanches (Toulouse), 13 avril 2026

« « Solo tu » est un roman lumineux et bouleversant dont l’histoire est baignée par le soleil d’une Italie fantasque et fantasmée des années 80. Vous ferez la connaissance de Gianni, un homme malade d’amour qu’une rencontre amicale et décisive mènera dans un tout petit village des Pouilles. Il y découvrira la force de l’amitié et la puissance de ces familles que l’on se choisit. »