Officier radio de Marie Richeux, Alexandre Fillon, Le Télégramme, 16 novembre 2025
« On ne lâche pas le lancinant « Officier radio » où la pudeur, le silence et les interrogations tiennent une place importante. »
« On ne lâche pas le lancinant « Officier radio » où la pudeur, le silence et les interrogations tiennent une place importante. »
« Apprivoiser le chagrin avec des ruses de Sioux, c’est à quoi s’attelle Marion Muller-Colard dans L’Ordre des choses, consacré à la très longue fin de vie de son père. Un récit bref, une centaine de pages à peine, mais d’une densité exceptionnelle par la foule de questions qu’il soulève. »
« Nos vies sont tramées de rumeurs et d’échos : récits entendus, légendes colportées, phrases à peine perçues mais qui cheminent en sourdine comme sous la peau. Marie Richeux est bien celle qui tisse, relie et ravaude ces bribes de récits dont l’enfance est le réceptacle, bien souvent. »
« La romancière haïtienne […] nous éblouit avec « Passagères de nuit » qui croise les destins de deux femmes émancipées du XIXe siècle, de La Nouvelle-Orléans à Port-au-Prince. »
« Yanick Lahens possède un talent de conteuse, un art de la description des lieux et des coutumes. Elle avait déjà remporté en 2014 le prix Femina pour son quatrième roman Bain de lune paru aussi chez Sabine Wespieser. »
L’Académie française, dans sa séance du jeudi 30 octobre 2025, a décerné son Grand Prix du roman à Mme Yanick Lahens pour son roman Passagères de nuit.
Revue de presse :
• France Info Outre-mer la 1ère
Presse haïtienne :
• Le Nouvelliste, Jean Daniel Sénat
• Le Nouvelliste, Louise Samantha Rabel
• Le Nouvelliste, Dany Laferrière
• Le National, Robert Berrouët-Oriol / (pdf texte complet ici)
« L’élégante diplômée de la Sorbonne Yanick Lahens, qui n’a cessé d’œuvrer pour l’éducation et la littérature de son pays caribéen et fut titulaire en 2019 de la chaire « Mondes Francophones » au Collège de France, nous offre Passagères de nuit (Sabine Wespieser Editeur), un roman aérien à deux voix sur des générations de femmes « puissantes » en butte au pouvoir des maîtres et des hommes, entre Afrique, Etats-Unis et Caraïbes. »
« À l’ombre de l’Histoire, Yanick Lahens, poétesse de l’intime, fait entendre ces voix insoumises, reliées par leurs armes miraculeuses, le silence, la dissimulation, la patience, toute forme de résistance […] »
« Portée par la houle de son écriture tournoyante, charnelle et brodée de créole, la romancière haïtienne Yanick Lahens remonte le temps pour projeter à son tour la lumière sur ces « passagères de nuit », ses aïeules. Non pas des vaincues, mais des éclaireuses. »
« La romancière nous offre un récit dual parfaitement équilibré et profondément féministe : nos héroïnes ne renoncent jamais à leur indépendance et à leur dignité, armées de leur bouclier spirituel, un coin de ciel azur où elles projettent leurs espoirs et leurs petites victoires. En toile de fond, Yanick Lahens nous fait revivre les horreurs de l’esclavage, la traversée obscène sur les bateaux négriers, l’arrogance et la cruauté à géométrie variable des planteurs blancs, la reproduction des rapports de castes chez certains ex-esclaves affranchis, l’essor du syncrétisme entre christianisme et tradition vaudou. »