Archives: Presse Web

Jean Mattern, Le Grand Continent, Camille Nédellec, 16 août 2026

« Quand j’écoutais mon père raconter ses histoires sur les pastèques du Banat, je sentais bien qu’il y avait autre chose que cela. Son regard se perdait dans le vide. Dans mes livres, je cherche à reconstituer une partie de cette histoire, mais je sais que c’est le chemin de toute une vie. C’est d’ailleurs cette curiosité pour les récits qui a déterminé mon choix pour l’édition : lorsqu’on est éditeur, il faut aimer écouter les histoires d’autrui. C’est ce que mes parents m’ont appris à travers ce périple familial complexe. »

Congés payés de Tiffany Tavernier, Actualitté, Lucy L., 13 août 2026

« Ce qui demeure, au-delà de la reconstitution et même de l’histoire d’amour, est plus simple : quinze jours peuvent-ils rendre à quelqu’un une vie que le travail lui avait confisquée ? Emma répond dans le train du retour, au milieu du chagrin, avec cette évidence conquise de haute lutte : « j’existe pour la première fois ». »

« « Musulman » roman » de Zahia Rahmani, Africa livre, Maxime Bonin, 24 juin 2026

« A mi-chemin entre réflexion politique et philosophique, entre prose et poésie, « Musulman » roman est un brûlot visionnaire (la première édition date de 2005) qui résonne avec l’actualité. Interrogeant la construction de la figure du paria ainsi que l’existence d’un islam imaginaire incarné par des musulmans présumés, « Musulman » roman de Zahia Rahmani est un livre essentiel contre l’ignorance, la bêtise et ses dérives. »

Sato l’impie d’Eka Kurniawan, Actualitté, Nicolas Gary, 23 avril 2026

Sato l’impie d’Eka Kurniawan, Actualitté, Nicolas Gary, 23 avril 2026

« L’un des fils les plus justes du roman tient dans cette expérience concrète de la contrainte. La piété exigée n’est pas seulement affaire de croyance : elle organise les heures, les trajets, les corps, les loisirs. Sato le formule avec une limpidité terrible : « Je trouvais néanmoins que c’était beaucoup trop fréquent. Cette obligation me dépossédait littéralement de mon temps. » En deux phrases, Kurniawan déplace le conflit du terrain doctrinal vers celui, beaucoup plus sensible, de la souveraineté intime. »