Solo tu de Philippe Fusaro, Binchy and her hobbies, 1er août 2026
Un très beau livre dans tous les sens du terme ! A LIRE !
Un très beau livre dans tous les sens du terme ! A LIRE !
« Ce qui frappe d’abord dans ce texte, c’est la nature même du langage. Zourabichvili écrit en phrases longues, fluides, tendues, comme un flux de pensée ininterrompu. Le rythme de son langage, partie intégrante du sens, fait vivre au lecteur l’étouffement psychologique que subissent les deux personnages principaux. »
« Quand j’écoutais mon père raconter ses histoires sur les pastèques du Banat, je sentais bien qu’il y avait autre chose que cela. Son regard se perdait dans le vide. Dans mes livres, je cherche à reconstituer une partie de cette histoire, mais je sais que c’est le chemin de toute une vie. C’est d’ailleurs cette curiosité pour les récits qui a déterminé mon choix pour l’édition : lorsqu’on est éditeur, il faut aimer écouter les histoires d’autrui. C’est ce que mes parents m’ont appris à travers ce périple familial complexe. »
« Ce qui demeure, au-delà de la reconstitution et même de l’histoire d’amour, est plus simple : quinze jours peuvent-ils rendre à quelqu’un une vie que le travail lui avait confisquée ? Emma répond dans le train du retour, au milieu du chagrin, avec cette évidence conquise de haute lutte : « j’existe pour la première fois ». »
« Court, vif et volontiers provocateur, Sato l’impie transforme le conflit familial en réflexion sur le libre arbitre. Eka Kurniawan refuse aussi bien la caricature religieuse que la morale édifiante : on ne se débarrasse jamais complètement des gestes, des peurs et des rituels appris dans l’enfance. »
« A mi-chemin entre réflexion politique et philosophique, entre prose et poésie, « Musulman » roman est un brûlot visionnaire (la première édition date de 2005) qui résonne avec l’actualité. Interrogeant la construction de la figure du paria ainsi que l’existence d’un islam imaginaire incarné par des musulmans présumés, « Musulman » roman de Zahia Rahmani est un livre essentiel contre l’ignorance, la bêtise et ses dérives. »
« La vitalité et l’énergie de l’étudiant de Lahore n’ont pas quitté Tariq Ali. On en prend volontiers sa part. »
« Timothée Zourabichvili excelle à dépeindre la monstruosité contemporaine, avec ces personnages dénués d’empathie, un virilisme toxique, une féminité honteuse, un adolescent qui se croit homme parce qu’il assujettit les plus faibles à sa volonté, une jeune femme sous sidération aux pensées suicidaires. »
« Solo tu est un hymne à l’Italie, à la Dolce Vita, c’est aussi un hymne à la vie, à l’amour improbable entre deux comètes qui n’auraient jamais dû se percuter. »
« Il fallait bien un fort volume de mémoires pour tenter de résumer ce si riche parcours, des années 40 en Inde britannique jusqu’à aujourd’hui, et de capter l’essence de la motivation de cet inlassable anticonformiste. »