LIRE, Baptiste Liger, avril 2014


« Les paradis perdus »

« Salué notamment pour sa biographie de l’égérie du clubbing parisien, Jenny Bel’Air, François Jonquet propose avec Les Vrais Paradis une sorte de grand roman-poème à la langue chatoyante, rendant hommage aux mythiques années Palace. Si Grace Jones chante une Vie en rose aux airs d’hymne des années Mitterrand, l’atmosphère champagnisée est toutefois plus sombre, plus mélancolique qu’il n’y paraît. Les fantômes de Proust et Lautréamont traînent d’ailleurs dans les parages de cet émouvant récit d’apprentissage, un peu chaotique, aux antipodes d’un énième recueil de souvenirs de soirées. Les écrivains, remarque François Jonquet, mettent au point des dispositifs qui s’émancipent et fuient dans la nuit. Jusqu’au réveil, parfois cruel, du petit matin. »