FRANCE INTER, Isabel Pasquier, chronique d’Ilana Moryoussef, vendredi 30 janvier 2015, de 0’26 à 2’06”


« Le Carrefour de la culture : la semaine culturelle »

Isabel Pasquier – « Lundi, Ilana Moryoussef a eu quelques émotions littéraires avec le désordre social et amoureux qui règne dans le nouveau roman de Léonor de Récondo. Double transgression dans la maison d’un notaire du Cher. »
Ilana Moryoussef – « Amours, au pluriel donc, se passe  dans une demeure bourgeoise en 1908. Le maître de maison abuse de la jeune servante, qui tombe enceinte, et le couple de patrons décide de garder l’enfant puisqu’eux-mêmes n’arrivent pas à en avoir.
Ce qui est très fort, dans le livre, c’est qu’une liaison amoureuse va se nouer entre l’épouse bourgeoise et la jeune servante. En fait, il y a une double transgression dans ce livre, une double subversion – une d’ordre social et une d’ordre sexuel. »
Isabel Pasquier – « Dans Amours, Léonor de Récondo arrache le corset d’une société bien coincée. »
Léonor de Récondo – « Une fois que Céleste met au monde l’enfant du maître, ces deux femmes vont se retrouver ensemble, elles vont être une sorte de femme complète, la femme qu’elles n’auraient jamais pu être seules. Là, on est dans deux cas de figures où ce n’est pas l’esprit qui va prendre les devants pour se libérer et pour aimer, mais le corps qui va le devancer. »