TÉLÉRAMA, Marine Landrot, mercredi 10 octobre 2012


« Si Catherine Mavrikakis est franco-grecque par ses parents, sa plume a tout de celle d’une Américaine. On croit sentir, dans ce roman, la patte des meilleurs traducteurs de la littérature d’outre-Atlantique et pourtant, non. Née à Chicago, cette romancière écrit en langue française – et quelle langue, tour à tour gutturale, retenue, exalté, factuelle. Ces quatre qualificatifs s’appliquent aux quatre personnages d’origines diverses qui dans Les Derniers Jours de Smokey Nelson font entendre leur voix autour d’un même fait divers, l’assassinat d’un couple avec deux enfants, dans un motel des environs d’Atlanta, des années plus tôt. […]

Point commun des quatre personnages, cette virginité devant la mort donne au livre une lumière unique. »