«Officier radio», première sélection du prix littéraire des Écrivains de marine
«Officier radio» de Marie Richeux fait partie de la première sélection du prix littéraire des Écrivains de marine.
«Officier radio» de Marie Richeux fait partie de la première sélection du prix littéraire des Écrivains de marine.
Marie Richeux, dont l’«Officier radio» figure sur la liste du prix Femina, est également dans la première sélection du prix Médicis : quelle joie, de voir se dissiper la brume !
Un très grand merci aux membres du jury.
Nous avons le grand plaisir de découvrir « Passagères de nuit », également sélectionné pour le prix Goncourt, dans la première liste du prix Jean Giono : un grand merci au jury !
Merci aux jurées du Prix Femina pour la sélection d’Officier radio. C’est un grand plaisir de trouver le nom de Marie Richeux en si bonne compagnie sur cette belle liste.
« Passagères de nuit » de Yanick Lahens fait partie de la première sélection du Prix Goncourt 2025 ! Joie !!! Immense merci aux jurées et jurés d’avoir sélectionné ce livre que Yanick Lahens a arraché aux ténèbres et auquel nous tenons tant !
Première sélection du Prix Goncourt 2025 :
Passagères de nuit de Yanick Lahens, Officier Radio de Marie Richeux et Pauvre de Katriona O’Sullivan.
Le festival Oh les beaux jours ! se déroulera du 27 mai au 1ᵉʳ juin, à Marseille. Parmi les auteurs invités, la romancière Maryline Desbiolles. Elle nous livre ses pensées vagabondes à la vision d’un champ.
Ces jours-ci, j’ai rendu visite à un champ que je n’avais pas vu depuis des années. Je n’en suis pas propriétaire, mais longtemps je l’ai appelé mon champ au motif que j’y faisais la sieste. Une sieste si délicieuse que j’avais sommeil dès que je mettais un pied en lui et je le traversais en dormant déjà jusqu’au talus où je faisais mon lit à ciel ouvert. Le champ était abandonné, mais il avait été cultivé autrefois. Subsistaient quelques cerisiers, morts sur pied, qui ne donnaient presque plus de feuilles et plus du tout de cerises. Et des vignes dont il restait quelques lambrusques rattrapées par des genévriers et des genêts.
[…]
Il me semble que l’écriture vient d’en bas, où la parole est incertaine, où la main tremble, où les mots sont abandonnés, où les mots sont perdus, où il faut gratter au fond de la cuve, sous la broussaille, voir s’il ne reste pas un peu de peinture et peut-être quelques graffitis gravés dans le ciment, un prénom, un mot d’amour, un signe. Il me semble que l’écriture vient d’en bas où il faut ramasser les mots perdus, les mots abandonnés et tenter de construire une phrase neuve, déconcertante. Une phrase composée uniquement de mots perdus, de mots abandonnés. Il n’y a là aucune modestie. Il y a même l’ambition démesurée de déconcerter les grands, les gros mots complaisants, de déconcerter l’évidence, de déconcerter jusqu’à la perspective de la fin du monde. Il n’y a là aucune modestie, mais l’ambition de se déconcerter soi-même, sa balourdise, son aveuglement. Y a-t-il vraiment besoin d’un talus et de connaître le nom des fleurs pour faire la sieste où inventer un moment de partage ? La sieste à découvert, au milieu du monde. Les mots d’en bas courent au-devant de moi, dans les herbes hautes, à la recherche d’un endroit propice.
Présentation et lecture de Passagères de nuit de Yanick Lahens par Sabine Wespieser et Pauline Hartmann.
Présentation et lecture d’Officier radio de Marie Richeux par l’autrice.
Chaque mois, le jury de lecteurs de Version Femina désigne son roman préféré, parmi une sélection de trois livres. « D’une rive l’autre » de Dima Abdallah (Sabine Wespieser) est le coup de coeur de ce mois d’avril 2025.
Dans ce troisième livre, l’auteure confirme tout son talent, découvert avec Mauvaises herbes. Début des années 90. Le narrateur vit avec sa mère dépressive dans une cité HLM de la banlieue parisienne. Son père les a quittés treize ans plus tôt. Elle veut voir son fils « réussir sa vie ». Alors il lit le dictionnaire, apprend les mots, et ses bonnes notes redonnent le sourire à cette femme meurtrie. Mais une « mauvaise graine » le ronge, héritée de l’homme qu’il ne connaît pas. Poète dans l’âme, il est amoureux fou de Layla, avec laquelle il veut fuir, et fume des joints avec son copain Elias en attendant le moment propice. Sur un coup de tête, il part pour Beyrouth à la recherche de ce paternel inconnu. Sur cette autre rive, il retrouvera le goût de vivre grâce à la bienveillance de sa logeuse.
L’avis de notre jury de lecteurs
Au fil de cette quête identitaire émouvante, Dima Abdallah nous entraîne dans un récit riche de poésie et de tendresse. Nos lecteurs y ont été sensibles, à l’image de Marie-Catherine B. : « Cette supplique à l’amour maternel et à l’amitié est une pépite ! Je me suis laissé emporter avec délice dans cette magie du langage. » Même écho de Caroline G. : « Ce très beau roman, porté par une plume fluide et sensible, se lit d’une traite. »