FRANCE CULTURE, Marie Richeux, vendredi 14 septembre 2012


« Pas la peine de crier »

Le meilleur des grands soirs.
« Ce serait un père, dont l’époque estudiantine ne cesserait de se prolonger et dont la thèse ne finirait jamais de s’écrire avec Karl Marx en super-héros. Et tu diras, ma fille, tu diras aux autres, qu’un père révolutionnaire, ça ne travaille pas. Et tu ne rougiras point. Et tu riras de voir la femme d’un colonel dormir sur le canapé de notre salon. Et tu te souviendras comme j’ai lu, comme j’ai aimé ta mère, et mon pays à ma manière. Un “Daddy cool”, en somme, exilé iranien à Paris, dessiné à la craie sur le sol de maintenant, avec le recul et la douceur du temps qui est désormais passé. Une histoire que l’on raconte, comme une chanson interdite que l’on peut désormais fredonner. Croire au grand soir, et s’appeler “Behrouz”, le meilleur des jours en persan, c’est une accroche rêvée pour l’écriture d’un roman. »

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