Naufrage(s) de Michèle Lesbre, Claire Devarrieux, Libération, 30 novembre 2025
« Les noms des bateaux font comme des poèmes en regard du texte de Michèle Lesbre »
« Les noms des bateaux font comme des poèmes en regard du texte de Michèle Lesbre »
« Dans ce récit intime sous forme d’introspection, l’autrice réfléchit avec honnêteté, lucidité, humilité et non sans humour, sens qu’elle partageait avec son père, à ce que recouvre la notion de vie. »
« ce récit (…) est comme un poème en prose composé avec un soin de dentellière »
« Sous la prose en tamisée de Yanick Lahens, lauréate du Grand Prix du roman de l’Académie française, destins brisés, sortilèges et hiérarchies ethniques et raciales délirantes en Haïti composent un récit envoûtant de la vie de trois générations de femmes où murmures et violences se confondent. »
« On y retrouve les thèmes chers à O’Brien (condition féminine, désir, honte, solitude…), mais dans un style dépouillé où la brièveté et l’ellipse intensifient l’émotion. »
« Officier radio parvient à progressivement épancher la joie et la vitalité qui naissent lorsque du néant, se tisse un lien entre les vivants. »
« Toutes ces héroïnes s’affrontent bravement, et parfois avec un certain humour, à la violence du patriarcat des traditions, de la bienséance, opposés à leur soif de liberté. […] Et c’est ainsi qu’Edna O’Brien est grande ; c’est ainsi qu’elle est absolument moderne. »
« Cette expression, l’ordre des choses, m’évoque cette tenue de nos dignités sociales et de nos parades d’adultes. Cela relève pour moi d’un euphémisme, d’une réalité vécue »
« On ne lâche pas le lancinant « Officier radio » où la pudeur, le silence et les interrogations tiennent une place importante. »
« Apprivoiser le chagrin avec des ruses de Sioux, c’est à quoi s’attelle Marion Muller-Colard dans L’Ordre des choses, consacré à la très longue fin de vie de son père. Un récit bref, une centaine de pages à peine, mais d’une densité exceptionnelle par la foule de questions qu’il soulève. »