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Revue de presse Girl
Edna O'Brien

 

Presse écrite

« Avec Girl, la grande romancière irlandaise Edna O'Brien se met dans la peau d'une lycéenne nigériane enlevée par Boko Haram. Un texte incandescent.
Après plus d'un demi-siècle d'une trajectoire littéraire au succès international, Edna O'Brien aurait pu se reposer sur ses lauriers. À 88 ans, la guerrière irlandaise est pourtant repartie au front, plus ardente que jamais. Elle qui, dans ses romans, n'a cessé de raconter des vies de femmes violentées par des pères et des maris, contraintes par des diktats sociaux et politico-religieux, n'en aura jamais fini avec cette énergie du désespoir qui permet de sortir de la nasse. Le titre de son dernier roman, Girl, fait écho à son tout premier, Les Filles de la campagne, récit d'inspiration autobiographique et chant d'émancipation qui avait fait scandale dans l'Irlande au catholicisme rigide des années 1960. Sans se détacher d'une foi profonde, Edna O'Brien a ancré sa littérature dans la force résiliente des femmes contre tous les obscurantismes. Il y a donc comme une évidence à ce qu'elle croise aujourd'hui le sort des lycéennes nigérianes enlevées en 2014 par Boko Haram.
Sa narratrice, Maryam, nous entraîne dès les premières lignes dans le camp djihadiste isolé où les jeunes filles traversent l'enfer, réduites en esclavage, affamées, brutalisées, violées, converties à l'islam et mariées de force aux miliciens. On sait qu'Edna O'Brien s'est rendue sur place, au Nigeria. Et son récit a la véracité du témoignage, porté par l'incandescence d'un style lyrique et d'une scrupuleuse justesse. 
Avec son bébé, Maryam parvient à s'enfuir lors d'une attaque des forces gouvernementales. Mais après l'errance et le sauvetage par des bergers nomades, un autre enfer commence : malgré une réception en grande pompe par le chef de l'État lui-même – un sommet d'instrumentalisation politique, on s'y croirait… –, la jeune fille devient une paria dans sa propre communauté, considérée comme impure, séparée de son enfant, condamnée à la fuite. Elle sera secourue et protégée par des sœurs franciscaines : pages finales lumineuses, où l'espoir d'un possible avenir se fait jour, malgré la noirceur endurée. Roman sans concession, Girl est porteur d'une immense générosité : Maryam, c'est Edna et toutes les femmes de la terre dans la résistance, de l'humaine dignité à la désespérance. »

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« L'infinie blessure des filles souillées », Marie Chaudey, La Vie, jeudi 31 octobre 2019

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« Des âmes anesthésiées », Clémence Boulouque, Transfuge, octobre 2019

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« Fuir le carnage, fuir le fléau », Yann Fastier, Le Matricule des anges, octobre 2019

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« La grande écrivaine irlandaise ne cesse de nous éblouir. À 88 ans, elle poursuit son combat contre les injustices faites aux femmes en se glissant dans la peau de Maryam, une lycéenne nigériane enlevée par Boko Haram en 2014, et parle à la première personne. […] Edna O'Brien a enquêté et s'est rendue au Nigeria pour rencontrer d'anciennes captives. Son immense talent décrit l'indicible, la lutte pour la survie, le courage et la dignité de ces adolescentes. Girl est un livre terrifiant, magnifique et inoubliable. Un coup de poing qui vous laisse KO. »

« Livres : Mon préféré », Anne Michelet, Version Femina, dimanche 29 septembre 2019

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« À 88 ans, Edna O'Brien se fond dans la peau d'une adolescente nigériane enlevée par Boko Haram : éprouvant et extraordinaire.
"Ne me demande rien", souffle Maryam à sa mère lorqu'elle la retrouve après sa captivité. Parce qu'il n'y a pas de mots pour dire ce voyage au bout de l'enfer. Pour raconter les braillements des hommes qui violent, le silence des filles "calmes comme des cadavres", les mains croisées de honte sur ce qui reste de leurs pagnes. Que pourrait-elle confier d'autre que ce sentiment : "Je suis morte et pas morte." […] Le sidérant pari que remporte la romancière irlandaise […] consiste à offrir sa prose magnifique à ces lycéennes enlevées par les djihadistes de Boko Haram en 2014, à ces filles sans voix, parfois même à la langue littéralement arrachée. À 88 ans, Edna O'Brien est partie à Lagos recueillir leurs témoignages pour reconstituer la tragédie intime d'un pays, chaudron de guerres et de terreurs intimes.
Girl est le récit à la première personne de Maryam, arrachée à sa famille pour devenir une esclave sexuelle dans un camp, au milieu de la jungle. Ce qu'elle subit est inhumain, un carnage, une boucherie qu'Edna O'Brien fait ressentir au lecteur jusqu'au tréfonds de sa chair, jusqu'à l'insupportable. […] Après une évasion épique, le retour à la vie est un autre chemin de croix. Rescapée mais paria. […]
Girl est l'histoire d'une innocence bafouée, d'une fille qui n'est plus regardée comme une personne humaine mais comme un présage de mort. Edna O'Brien fait de Maryam une héroïne de mythologie. Son livre s'ouvre par ces mots d'Euripide : "Voici le bandage pour fermer vos blessures." C'est ce que réalise somptueusement Edna O'Brien. » 

« Le bruit et la terreur », Olivia de Lamberterie, Elle, vendredi 27 septembre 2019

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« La lecture de Girl est une marche chancelante au bord d'un précipice, agitée par deux élans contradictoires. Si éprouvante qu'elle exige des haltes précipitées, pour pouvoir respirer. Si terrifiante qu'elle appelle une course effrénée, pour sortir du cauchemar. […]
La même collision de forces opposées l'a secouée lorsqu'elle s'est attelée à l'écriture de ce roman ahurissant, le plus fort qu'elle ait jamais publié. À maintes reprises, elle a dû s'arrêter, paralysée par l'horreur de son sujet. À chaque fois, une force impérieuse est venue à son secours, générée par ces phrases de son ami Samuel Beckett dans L'Innommable, qu'elle se répétait comme un mantra : "Il faut continuer, je ne peux pas continuer, je vais donc continuer."
Edna O'Brien a consacré ces trois dernières années à l'effroyable destin des lycéennes du Nigeria qui, en 2014, furent enlevées par des djihadistes pour devenir leurs esclaves sexuelles, et dont l'endoctrinement fut parfois tel que certaines refusèrent de retrouver leur famille et leur liberté. L'héroïne de Girl est une résistante qui met tout en œuvre pour échapper à ses bourreaux. Lors de ses récents séjours au Nigeria, Edna O'Brien en a rencontré de semblables, "qui ne peuvent plus jamais sourire ni danser après les abominations subies, mais gardent une puissance de liberté chevillée au corps". Pour ne pas trahir ces jeunes filles dont elle s'est sentie solidaire jusqu'à en perdre le sommeil, après avoir découvert leur existence dans des articles de presse, la romancière les a rejointes en Afrique. Là-bas, l'octogénaire a consigné dans une centaine de carnets tout ce qu'elle voyait, tout ce qu'elle entendait, même le silence. Pas à pas, elle a recueilli le récit de ces femmes, souvent accompagnées de bébés nés de leurs viols en captivité, jusqu'à ce que leur histoire devienne partie intégrante d'elle-même. […] Encore aujourd'hui, quand Edna O'Brien évoque le sort "terrifiant, cruel, barbare" de ces filles saccagées, son regard se perd, et revient embué de larmes. Elle ne parvient pas à comprendre pourquoi, "parmi le flot d'atrocités qui coule sous nos yeux tous les jours, celui-là fut un raz-de-marée" pour elle. "Depuis, je suis tombée gravement malade, et je ne vis plus que pour accompagner ce livre."
À l'évidence, un fil solide est tendu entre son premier roman, The Country Girls, interdit par l'Église catholique de son Irlande natale pour immoralité, et son ultime œuvre, au titre épuré de Girl. Pour parvenir à cette abstraction générique du sexe féminin, Edna O'Brien aura parcouru un chemin de soixante ans. Que révèle ce jeu de piste autour du mot "girl", qui apparaît dans trois autres de ses livres ? La trajectoire d'une femme entière, intrépide, résolument libre, avec assez d'audace pour faire face aux frilosités des différentes époques, dénoncer la "dangereuse confusion entre la foi et la peur", et tracer sa route de féministe joyeuse. […]
"Madness", le mot est lâché. Edna O'Brien le prononce en détachant distinctement les syllabes, avec un mélange d'effroi et de tendresse. "La folie m'a toujours guettée. J'ai reçu un don : savoir canaliser ma sauvagerie intérieure, calmer ma turbulence incessante, tempérer mon irrégulatité d'esprit, par la seule force des mots. Si j'étais une femme normale, je n'aurais jamais écrit." […] » 

« Edna O'Brien, un roman ahurissant : Comme une jeune fille en enfer », Marine Landrot, Télérama, mercredi 18 septembre 2019

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« Edna O'Brien, ô si africaine ! », Florence Noiville, Le Monde des livres, vendredi 13 septembre 2019

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« […] Pourquoi la doyenne du roman irlandais s'est-elle lancée, à 88 ans, dans l'incroyable aventure de ce livre coup de poing, puissant requiem pour une enfance assassinée ? N'est-ce pas que le destin de l'une de ces filles enlevées, la jeune Maryam, lui rappelait, par certains aspects, ses premières années dans le comté de Clare, et son éducation par les sœurs de la charité ? Une jeunesse pieuse dont elle a toujours dit qu'elle avait été "suffocante", dans un milieu replié sur lui-même, hostile au progrès et à la nouveauté. Pour Edna O'Brien, qui gagna chèrement ses galons de féministe dans une Irlande arriérée, l'histoire des écolières martyres du Nigeria ne pouvait que faire écho à sa propre colère. Mais si le réalisme obsédant de son style fait merveille dans la description des campements djihadistes comme autrefois dans celle des villes irlandaises, Girl emprunte aussi aux grands récits mythiques de l'Antiquité, où le héros semble devoir affronter, seul, tous les dieux ligués contre lui. Sa "madone noire", héroïne au courage hors norme, est transférée dans la "Maison bleue", où les extrémistes musulmans vont, en bande, se repaître de chair fraîche. Enceinte, elle accouche d'une petite fille, Babby, qui lui donne la force de ne pas mourir. Maryam réussit à prendre la fuite, sort miraculeusement indemne de sa traversée de la jungle, retrouve sa famille. Mais les filles enlevées ne sont, à leur retour, pas les bienvenues. Considérée comme souillée, Maryam est accueillie, lors d'une cérémonie grotesque, par le président du Nigeria. Comment vivre après ? C'est la question que pose Edna O'Brien dans ce livre admirable, le dernier peut-être d'une romancière irlandaise passionnément éprise de justice et de liberté. »

« Le choix de L'Obs : L'enfance volée », Didier Jacob, L'Obs, jeudi 12 septembre 2019

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« L’auteure irlandaise Edna O’Brien raconte la vie brisée d’une jeune Nigériane enlevée par Boko Haram et sa lente reconstruction. Superbe et terrifiant.
Dans la nuit du 14 au 15 avril 2014, 276 lycéennes âgées de 12 à 16 ans sont enlevées par le groupe terroriste Boko Haram dans la ville de Chibok, au Nigeria. Un drame hors norme qui a suscité une vague d’indignation dans le monde, relayée par le slogan #Bringbackourgirls, "Rendez-nous nos filles".
Cinq ans après, alors qu’une centaine de ces adolescentes sont toujours portées disparues, que les autres se sont enfuies ou ont été libérées, paraît un récit suffoquant signé de la grande romancière irlandaise Edna O’Brien. Pendant trois ans, elle a mené une véritable enquête au Nigeria et recueilli "avec délicatesse" le témoignage de dizaines d’anciennes captives, rencontré médecins, psychiatres, membres d’ONG, religieuses catholiques, prêtres…
À l’issue de cette plongée dans l’indicible a éclos ce roman au titre singulier : Girl, la "fille", qui incarne l’histoire plurielle de toutes ces innocentes soumises à l’extrême violence des hommes, une violence morale, psychique et sexuelle. […]
À 88 ans et une vingtaine d’ouvrages à son actif – romans, essais, nouvelles, pièces de théâtre, biographies… –, Edna O’Brien se révèle toujours aussi acharnée à témoigner des interdits, des injustices et des violences dont sont victimes les femmes. […]
Avec Girl, peut-être son roman le plus puissant, magnifiquement traduit par Aude de Saint-Loup et Pierre-Emmanuel Dauzat, elle rend un poignant hommage à toutes ces femmes terriblement courageuses qui paient un prix bien trop élevé pour être libres. Comme cette petite Maryam, femme-enfant au corps et au cœur dépecés, devenue guerrière pour sauver ce qu’elle a de plus cher au monde : son enfant né dans les ténèbres et qu’elle veut de toutes ses forces amener à la lumière. »

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« Au nom de toutes », Laurence Péan, La Croix, jeudi 12 septembre 2019

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« Une fille en Afrique », Christophe Mercier, Le Figaro littéraire, jeudi 12 septembre 2019

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« Dans Girl, l'Irlandaise Edna O'Brien raconte comment une jeune Nigériane enlevée par Boko Haram échappe au fanatisme des djihadistes et aux préjugés de sa famille. Puissant.
"J'étais une fille autrefois, c'est fini. Je pue." En une phrase, tout est dit, comme dans tous les grands livres dont la lecture vous renverse. Ainsi démarre Girl, le dernier ouvrage d'Edna O'Brien, "la plus talentueuse romancière contemporaine de langue anglaise", disait Philip Roth. Un récit d'une violence sans nom, celle qui s'exerce contre des femmes au nom d'un ordre tyrannique, et d'une force sans pareil, celle de l'héroïne, qui résiste aux intégristes et à la résignation de sa mère. Un récit que l'auteure irlandaise a bâti après une longue enquête au Nigeria. […]
À 88 ans, Edna O'Brien continue de parler des jeunes filles qui se révoltent contre l'ordre des choses et conquièrent leur liberté sans faillir. Ce qui lui avait valu, dans les années 60, de voir ses premiers romans interdits dans son Irlande natale. Aujourd'hui, comme son héroïne, elle n'a pas renoncé à se battre contre la connerie, dont le fanatisme, la religion et le conservatisme sont toujours parmi les premiers producteurs. » 

« À l'ombre des jeunes filles en pleurs », Jean-Michel Thénard, Le Canard enchaîné, mercredi 11 septembre 2019

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SÉLECTION JDD / FRANCE INTER RENTRÉE 2019
Liste établie par les journalistes Anne-Julie Bémont, Laëtitia Favro, Nicolas Demorand, Marie-Laure Delorme, Ilana Moryoussef, Augustin Trapenard et François Vey.

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« L’âge venant – elle est née le 15 décembre 1930 –, Edna O’Brien aurait pu se contenter de puiser dans sa mémoire irlandaise, ses révoltes et son humour, pour enchanter ses lecteurs. Mais elle aime les bousculer. Alors, en 2016, en France, on a pu lire Les Petites Chaises rouges. […] Ensuite, horrifiée par les enlèvements de jeunes filles au Nigeria par Boko Haram, elle a décidé de se rendre dans ce pays pour mieux comprendre. Au cours de deux voyages, elle est allée dans des camps peuls, a rencontré des travailleurs humanitaires et des groupes de femmes qui lui ont parlé de "l’histoire secrète des jeunes captives". Elle le raconte dans les "remerciements" de son nouveau roman, Girl. Et elle ajoute : "C’est alors que j’ai pris ma décision : mon unique méthode était de faire entendre leur imagination et leur voix par le truchement d’une seule fille particulièrement visionnaire." Alors, Edna O’Brien est devenue cette fille. Et ses lecteurs aussi. […] »

« Certains l'aiment Jo : La grande évasion », Josyane Savigneau, Lire, septembre 2019

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« Avec ses amies, elle a été arrachée de l'école par des hommes en armes. Toutes sont terrorisées quand elles arrivent dans un camp en pleine jungle. Où l'on fait d'elles des filles d'Allah, où l'on brule leurs uniformes. "La maladie, c'est l'ignorance", leur assène l'émir en chef en leur expliquant que le Nigeria doit être débarrassé des infidèles et des mécréants. Girl est le monologue terrible d'une adolescente qui se sent comme du bétail dans un enclos et doit affronter la violence. Plus acérée que jamais, la grande Edna O'Brien apporte une nouvelle pièce majeure à une œuvre qui l'est tout autant. »

« Le meilleur de la rentrée littéraire : Otage d'Allah », Alexandre Fillon, Les Échos week-end, samedi 24 août 2019

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« Des histoires à oublier », Christian Desmeules, Le Devoir, samedi 12 et dimanche 13 octobre 2019

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« L'écolière aux mains de Boko Haram », Pierre Maury, Le Soir, samedi 7 et dimanche 8 septembre 2019

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« À 88 ans, Edna O'Brien signe un roman terrible mais ô combien nécessaire. […] Réveillez-vous et accrochez-vous. »

« Rentrée littéraire, nos coups de cœur en 6 émotions • Glaçant », Marc Gadmer, Femme actuelle, lundi 2 septembre 2019

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« "Bring back our girls" ("Ramenez nos filles"). Quand dans la nuit du 14 au 15 avril 2014 les djihadistes de Boko Haram enlèvent 276 lycéennes à leurs familles, une vague d'indignation submerge les réseaux sociaux jusqu'à la Maison-Blanche, un unique slogan brandi aux yeux du monde. En marge de cette éphémère médiatisation, Edna O'Brien a enquêté trois années durant sur le sort de ces jeunes filles, s'est rendue au Nigeria pour rencontrer d'anciennes captives : Rebecca, Abigail, Hope, Patience, Fatime, Amina, Hadya et tant d'autres, dont la voix s'incarne dans l'héroïne de son roman, Maryam, ou "Girl". […]
En lutte pour sa survie et sa dignité, Girl s'inscrit dans la lignée des héroïnes bafouées d'Edna O'Brien, elle-même mise au ban de la société irlandaise catholique et nationaliste des années 1960 pour avoir contesté son ordre moral et familial. Porté par une figure inoubliable, par une puissance d'évocation se confrontant aux limites du dicible, le récit nous entraîne dans un voyage au cœur des ténèbres, seulement éclairé par quelques vestiges d'humanité dans un pays sombrant dans l'horreur et la dévastation.
Rendant hommage à la persévérance des femmes, Girl célèbre la toute-puissance du lien maternel que ces enfants-mères découvrent contre leur gré, violées par leurs ravisseurs, "pieds nus, suppliantes, vivant de restes et pourtant continuant, continuant". Un roman dont on ressort cabossé mais pas sans voix, qui incite à résister pour toutes nos filles, quelles que soient leur nationalité, leurs coutumes, leurs croyances, leur couleur de peau. »

« La voix des femmes », Laëtitia Favro, Le Journal du dimanche, dimanche 18 août 2018

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« Du haut de ses 88 ans, la grande dame des lettres irlandaises livre un nouveau chef-d’œuvre de violence et de tendresse. Edna O’Brien, vigie obstinée de la condition féminine, sans peur.
Depuis la parution de son premier roman, Les Filles de la campagne, censuré à sa parution en Irlande dans les années 1960, Edna O’Brien donne voix aux femmes de son pays, empêtrées dans un limon moral et social. Mais son engagement va bien au-delà, de par le monde, à travers une œuvre totale qui évoque l’archaïsme des pères, la capitulation des mères et la rébellion des filles, à l’image de Girl. Dans son nouveau livre, l’écrivain se met dans la peau et dans la tête d’une adolescente nigériane enlevée par Boko Haram. […] Texte d’une effroyable splendeur, Girl parle d’exclusion, de la sauvagerie du monde et du prix à payer pour être libre. Autant de thèmes qu’Edna O’Brien convoque dans une langue tranchante où affleure l’urgence, comme pour mieux accentuer ce qu’elle veut dénoncer. Ce livre d’une radicalité extrême se lit d’un souffle et laisse pétrifié. Mais, au fil des pages, un miracle se produit, une percée lumineuse s’immisce dans ce formidable portrait de combattante qui recomposera sa vie en miettes. Un prodigieux récit de résilience. »

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Sarah Gastel, librairie Terre des livres (Lyon VIIe), Page des libraires, rentrée 2019

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« Lauréate du prix Pen/Nabokov 2018 pour la portée internationale de son travail, Edna O'Brien poursuit son œuvre engagée aux côtés des femmes. Dans Girl, la grande romancière irlandaise, aujourd'hui âgée de 88 ans, se met dans la peau d'une adolescente enlevée par Boko Haram et signe un livre coup de poing, qui paraît simultanément chez son éditeur anglais Faber. »

« Incontournable », Livres Hebdo, vendredi 5 juillet 2019

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« Telle une soldate en littérature, Edna O'Brien ne renonce jamais à dénoncer les crimes commis envers les femmes. Ce combat lui tient à cœur. La grande écrivaine irlandaise s'est rebellée contre les archétypes familiaux, religieux et sociétaux. À 88 ans, elle reprend son bâton de pèlerin hors de sa contrée natale, si présente dans ses romans. Direction le Nigeria, où règne la terreur djihadiste. "La nature humaine était devenur diabolique." Elle prend ici le visage de l'organisation terroriste Boko Haram, qui sévit sans foi ni loi. Maryam fait partie de leurs proies. […]
À travers ce monologue fracassant, Edna O'Brien offre une voix aux femmes qui n'en ont pas. Sa plume puissante plonge dans la complexité humaine. Elle insuffle à Maryam toute sa force, son courage et ses combats. "Comme je suis vaillante et résiliente. Je suis une survivante." Le roman relate une tragédie, mais il possède aussi des éclats de lumière. "L'espoir vaut mieux que pas d'espoir." »

« Vaillante, résistante, survivante », Kerenn Elkaïm, Livres Hebdo, vendredi 14 juin 2019

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Audio - Vidéo - TV

« La romancière Edna O'Brien, 88 ans, nous a reçus chez elle à Londres, alors que paraît son dernier roman, Girl, un roman majeur où elle s’empare d’une actualité tragique et se glisse dans la peau d'une jeune Nigériane enlevée par Boko Haram. Avant-goût de cet entretien exclusif. »

« Grande figure de la littérature irlandaise contemporaine, Edna O'Brien publie en cette rentrée 2019 un nouveau roman remarqué, Girl, où elle se glisse dans la peau d’une jeune Nigériane enlevée par Boko Haram, ce qui a donné l'occasion à Marie Richeux d'aller s'entretenir en exclusivité avec la romancière. Un entretien d'une heure qui sera diffusé mardi 5 novembre à 21 h dans "Par les temps qui courent", dans lequel elle a expliqué comment, pour écrire Girl, elle avait dû se débarrasser de tout ce qui l’habitait habituellement dans l’écriture, mais aussi que la voix de son personnage Maryam pouvait la réveiller la nuit et son texte agir comme une récitation un peu folle, intérieure, obsédante. Récit d'une visite sous influences, par Marie Richeux. »

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« Les girls d'Edna O'Brien », Marie Richeux, France Culture, jeudi 31 octobre 2019


« Le prix Nobel de littérature d’Olivia de Lamberterie est décerné à Edna O’Brien, romancière irlandaise de 88 ans… »

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« Télématin », « Mots - Au fil des pages… », Olivia de Lamberterie & Laurent Bignolas, France 2, vendredi 11 octobre 2019


Coup de cœur des libraires

« "J'étais une fille autrefois, c'est fini. Je pue. Couverte de croûtes de sang, mon pagne en lambeau. Mes entrailles, un bourbier. Emmenée en trombe à travers cette forêt que j'ai vue, cette première nuit d'effroi, quand mes amies et moi avons été arrachées à l'école."
Cet incipit de Girl annonce la puissance du nouveau roman d'Edna O'Brien. Basé sur l'enlèvement de lycéennes par Boko Haram au Nigeria en 2014, ce texte bref rend hommage et dénonce les atrocités infligées par ce groupuscule extrémiste dans un souffle intense et profond. Impossible de relâcher le rythme de la lecture, la tension est à son comble comme si la vie de cette jeune femme dépendait de notre assiduité à tourner les pages. Bien plus qu'un récit sur un fait d'actualité, Edna O'Brien touche une authenticité à travers une fiction poignante qui, comme pour le personnage principal, Maryam, retourne les tripes, les laissant à l'état de bourbier. Pourtant, une pudeur est constamment mise en place alors que les actes horrifiants et humiliants des bourreaux sont décrits avec fermeté.
L'auteure aborde l'indicible à partir de l'intériorité de cette jeune victime et ainsi permet au lecteur de se projeter et de capter un tant soit peu l'horreur vécue par des centaines de personnes. La quête de recouvrer une liberté volée sera le point de départ d'un espoir sans fin qui raccroche à la vie et le fil conducteur de ce roman. Devenue une femme du "bush", souillée et meurtrie, Maryam et son enfant Babby devront continuer à lutter pour cette liberté, même auprès des leurs. Une vie volée pour une vie donnée, mais deux vies détruites, entre parenthèses et sans identité.
Texte d'une nécessité indubitable, professeurs, parents, amis, famille, ce roman est à mettre entre toutes les mains pour rendre hommage et justice, pour lutter et défendre les valeurs justes qui sont bien trop souvent mises à mal. »

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Coup de cœur de Clémence Plumier, librairie Point Virgule (Namur, Belgique)


« Edna O’Brien est une romancière irlandaise de 88 ans dont l’œuvre, acclamée par la critique, dresse le portrait rigoureux d’une époque, d’un pays, de l’histoire des femmes. Dans Girl, elle s’empare d’un thème difficile : l’enlèvement, par Boko Haram, d’une adolescente nigériane, sa fuite avec l’enfant qu’elle a eu en captivité, sa vie d’après. Un roman tout en finesse pour voir le monde autrement. »

Girl d'Edna O'Brien, finaliste du prix du roman Fnac (la sélection des adhérents et des libraires), Fnacissime, la sélection de la rentrée littéraire

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« Roman magistral saisissant de vérités et de poésie mêlées. La violence des hommes faite aux femmes, aux jeunes femmes, emportés dans une folie possessive et meurtrière, sous couvert de religion et de dogme. L'histoire d'une lycéenne survivante d'un enlèvement, de massacres et de viols répétés, avide de liberté et d'apaisement au cœur de sa propre communauté mais rejetée et bafouée parce que souillée, meurtrie, parce qu'elle est une fille, parce que les malheurs proviennent des femmes, parce qu'il est plus facile de reporter ses peurs et ses culpabilités sur celles qui ont survécu. Il est plus facile de bannir les vivants que les morts, toute superstition mêlée. Le silence semblerait préférable à la parole. On continue de se protéger en ne sachant pas. Maryam à l'instar d'autres personnages d'Edna O'Brien combat à sa façon. Elle n'est pas résignée, elle est et demeure avec sa force intérieure, aussi fragile qu'invincible alternativement. Un magnifique combat inlassable que mène l'auteure à travers ses romans. »

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« Survivre, vivre », coup de cœur de Betty Duval-Hubert, librairie La Buissonnière (Yvetot), leslibraires.fr


« Incroyable tour de force d'Edna O'Brien qui se glisse dans la peau d'une adolescente nigériane enlevée par Boko Haram en 2014. Impossible de refermer le livre avant de l'avoir terminé, c'est fort et douloureux et en même temps une grande leçon de résilience sous la plume de l'écrivaine irlandaise. Lisez-le ! »

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Coup de cœur de Blandine Hanauer, Espace culturel Leclerc Saint-Étienne-du-Rouvray


« Dans ce roman très intense porté par une écriture vive comme la fuite, Edna O'Brien nous glisse dans la peau de cette jeune femme victime des hommes, de la folie religieuse, de la tentation de toute-puissance d'une mère.
Les années passent et la violence faites aux femmes s'intensifie, malgré une parole plus liberée et un activisme de plus en plus répandu, soutenir et lire le roman d'Edna O'Brien est une nécéssité ! »

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Coup de cœur de Juliette Pelletier, librairie Quai des brumes (Strasbourg)


« Le nouveau roman de l'Irlandais Edna O'Brien sortira le 5 septembre. On y découvre la vie d'une jeune fille qui se fait enlever par Boko Haram. L'auteure, bien qu'elle ait plus de 80 ans, s'est rendue sur place. L'héroïne de Girl va être mariée de force. Elle va connaître les viols, les violences, la disparition de ses amies, puis elle va avoir un enfant. Elle arrive à se sauver, mais le retour chez elle va être un deuxième déchirement, car elle revient avec ce petit. À nouveau rejetée, mais devenue mère, elle va gagner toute sa force. Edna O'Brien est une écrivaine que j'aime beaucoup. Quel que soit le sujet, j'aurais lu son nouveau roman, et il s'avère qu'il m'a vraiment touchée, très fort. »

« Pour les libraires, c'est déjà la rentrée littéraire ! », coup de cœur de Delphine Buisson, librairie Les Nuits blanches (Nantes), Ouest France, lundi 2 septembre 2019

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"J’étais une fille autrefois, c’est fini. Je pue."
Ainsi commence Girl, le portrait déchirant d’Edna O’Brien des jeunes femmes enlevées par Boko Haram. Située dans la campagne profonde du Nord-Est du Nigeria, il s’agit d’abord d’une histoire brutale d’enlèvement, d’horreur et de faim. Puis c’est le récit de l’évasion courageuse et époustouflante dans les nombreuses terreurs de la forêt ; et ensuite une descente aux enfers face à l’hostilité qui attend une victime qui rentre chez elle avec un enfant souillé par le sang de l’ennemi, face à l’incapacité de leur famille et de la société à trouver une réponse appropriée ou humaine à ces terribles expériences.
Girl est une histoire inoubliable de la survie étonnante d’une victime et de sa foi inébranlable dans la rédemption du coeur humain. Dans la lignée de ses précédents romans Edna O’Brien dit la douleur d’une femme – enfant exilée à jamais dans son propre pays, dans son propre corps. Cette grande auteure irlandaise parvient à éclairer l’horreur de la tendre lumière de l’espoir et nous bouleverse. »

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« Fureur de vivre », « S'il n'en restait que 100 », catalogue de rentrée des Libraires Ensemble

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« La rentrée littéraire de la chouette ! »

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Coup de cœur de La Chouette Librairie (Lille)


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« Au fond, c’est toujours la même histoire : l’oppression des femmes par les hommes, mais aussi la force des femmes sur les hommes. Que ce soit en Irlande (Filles de la campagne), en Serbie (Les Petites Chaises rouges), au Nigeria (Girl), Edna O’Brien poursuit son combat pour la liberté et l’égalité, le même que celui de ses vingt ans. Elle ne cède jamais à la facilité, même malade retourne au combat, celui qu’elle mène depuis ses débuts avec l’écriture (et quelle écriture) comme arme.
Tout le monde se souvient de l’enlèvement de ces lycéennes, en 2014, par le groupe Boko Haram qui, au-delà de l’idéologie, voulait surtout des esclaves sexuelles, des bonnes à tout faire, et éventuellement des mères pour leurs enfants. Se glissant dans la peau d’une de ces adolescente kidnappées, elle raconte la violence, la douleur, la terreur, et le sentiment qu’il n’y a aucun espoir, pas de fuite possible, la sensation que tout le monde vous a oubliée… Pourtant, la narratrice réussira à s’évader avec son bébé, fruit d’un viol. Comment aimer une enfant qui, par sa présence, vous révèle l’horreur que vous avez subie ? Une enfant qui marque le signe de votre déshonneur, de votre complicité avec l’ennemi, vous fait devenir la honte de votre famille, celle-ci vous estimant souillée, et peu importe que vous n’ayez eu aucun autre choix.
Ce nouveau roman d’Edna O’Brien est tout simplement incroyable. Non seulement parce qu’il est écrit par une femme de plus de quatre-vingts ans, qui a déserté sa maison-bonbonnière à deux encâblures de Harrods, pour aller enquêter sur place. Mais aussi parce qu’elle n’a jamais failli, pas plus cette fois que les précédentes, n’a jamais été prise en défaut de paresse ou de facilité, parce que son talent est aussi puissant qu’au premier jour. Une sacrée femme et une sacrée romancière. »

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« La rédaction l'a lu : Incroyable Edna O'Brien », Pascale Frey, www.onlalu.com


« Elle s’est approchée de la noirceur, elle l’a étreinte, elle y est entrée. Elle, c’est une adolescente nigériane faisant partie des lycéennes kidnappées par Boko Haram en 2014, personnage principal de Girl d’Edna O’Brien.
Le roman d’Edna O’Brien s’ouvre sur une scène qui révèle toute l’atrocité de ce qui a eu lieu : le début n’est qu’un cri, une confession violente où la jeune fille dit en quelques mots l’effroi et la barbarie qui ont fait irruption dans sa vie depuis que des djihadistes armés sont entrés dans son école et l’ont enlevée, en même temps que ses amies de classe : "
J’étais une fille autrefois, c’est fini. Je pue. Couverte de croûtes de sang, mon pagne en lambeaux. Les entrailles, un bourbier." Violées, mariées de force, ces adolescentes, prisonnières dans un camp, découvrent la réalité de la sauvagerie, vivant, de plus, dans l’angoisse de tomber enceintes. Celle qui était autrefois une fille fait, presque à la façon d’une égarée, le récit de son calvaire, le seul espoir auquel elle s’accroche est de sauver l’enfant qu’elle a eue pendant sa captivité. Avec "Babby", elle va tout tenter pour s’évader. Mais il n’y aura pas de fête du retour au bercail, la flétrissure la marquera à jamais.
Edna O’Brien, qui a toujours écrit à la manière d’une guerrière usant de ses mots comme autant de moyens lui permettant de se désentraver, compose une nouvelle fois une leçon des ténèbres où l’apprentissage de la liberté et la conquête de soi à travers le refus de l’emprise de certains prédateurs disent le rejet d’une forme d’asservissement que la bonne société fait peser sur les « créatures » jugées trop affranchies. […]
Il est parfois difficile d’imaginer l’Edna O’Brien fréquentant Paul McCartney dans la peau de l’intraitable romancière écrivant 
Girl. Elle-même avoue avoir deux moi conflictuels, ce qu’elle attribue au fait d’avoir eu deux grands-mères si contraires : "lady pour l’une, paysanne pour l’autre". De la même façon, l’auteur de Girl, qui fouille les bas instincts, met au jour la part inhumaine (ou humaine, trop humaine ?)  en chaque homme, paraît être d’une intransigeance irréconciliable avec ce qui ressemblerait à un certain penchant pour la mondanité. Mais c’est se tromper sur la personnalité profonde d’Edna O’Brien, cette combattante qui se rit des tartufferies et, tout comme l’adolescente de Girl ou la proie du criminel de guerre dans Les Petites Chaises rouges, se révèle une résistante qui s’arc-boute contre un NON rageur dans chacun de ses livres. »

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« Edna O'Brien, dans la noirceur », Linda Lê, En attendant Nadeau, mardi 27 août 2019


« Le nouveau roman de l’auteur à succès nous entraîne dans l’horreur de l’enlèvement des lycéennes nigériennes par Boko Haram en 2014. On vit avec l’une d’elles, le souffle coupé, le kidnapping, la peur, les mauvais traitements, la solitude, l’esclavagisme, les viols et même le mariage forcé avec un djihadiste. Mais le pire reste à venir lorsqu’après avoir réussi à s’échapper avec l’enfant née de sa captivité, elle est rejetée et même coupable d’infamie aux yeux de sa communauté et de sa propre famille. Un ouvrage bouleversant sur la conquête de soi et de la liberté. »

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« Rentré littéraire », Trends, www.trendsriviera.com, lundi 23 septembre 2019



 

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